80 heures de préparation
Trois jours, quarante-cinq groupes locaux et internationaux de rock métal, un millier de personnes venues de toute la France, si sur le papier le bilan du festival Thunderfest est plutôt positif, l’ambition des organisateurs le revoit à la baisse : « On a pas eu de chances, la météo n’a pas joué en notre faveur, du coup on espérait avoir encore plus de public que celui que l’on a eu » déclare un brin déçu mais surtout exténué par la préparation du festival, Cédric Aoun, président de l’association à l’initiative du premier festival métal de la Vallée de Seine : Esprit Rock.
80 heures de préparation dont la pose de barrières métalliques, des sanitaires, la tonte du terrain, la mise en place des scènes, tout à été à l’initiative de la trentaine de bénévoles que compte l’association originaire de Triel-sur-Seine : « On s’y est pris un mois à l’avance pour tout installer et ce fut juste ! Mais dans l’ensemble tout s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Y’a pas à se plaindre » se réjouit Nico, un des bénévoles qui a mouillé le maillot.
Des groupes internationaux
Face à la scène, un public majoritairement jeune arborant t-shirts noirs, cheveux longs et grosses boots noires est venu écouter les talents locaux comme internationaux. Certains groupes sont venus des Pays-Bas c’est le cas de « Delain », d’autres comme « Kielwater » sont lituaniens ou belges pour la sensation de ce festival : « Anamnesia ».
Le festival qui n’a rien coûté à la municipalité de Carrières-sous-Poissy ou à l’intercommunalité des deux rives de la Seine a été pris en charge financièrement par l’association Esprit Rock, y compris les défraiements des groupes étrangers. Mais pour Cédric Aoun, la question n’est pas là : « Oui cela va nous coûter un peu d‘argent mais l’intérêt est ailleurs, celui d’offrir un spectacle aux jeunes d’abord, de promouvoir la musique métal à travers un véritable festival profitable à l’image de la ville ensuite, et enfin, de participer à pérenniser ce genre de projets culturels fédérateurs dans la Vallée de Seine ».
Une ambiance détendue
Autre satisfaction de ce premier festival, qui s’est tenu chemin de Beauregard, l’absence d’incident à l’intérieur ou à l’extérieur du festival : « Les gens ne connaissent pas nécessairement Carrières sous Poissy, le public a un peu été frileux à venir ici. Pourtant, tout s’est bien déroulé. Nous avons pris des gens des quartiers pour assurer la sécurité et tout s’est très bien passé. Sur ce point là nous sommes très, très contents » continue l’organisateur du festival.
Un succès donc, mais gâté par une météo capricieuse qui n’a pas joué son rôle de dynamiseur de journée et de soirée comme on attendait d’elle en plein mois de mai. L’opération n’est pas encore certaine d’être reproduite l’année prochaine.





















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