Christophe Bellenger, vous avez créé la sensation en déclarant soutenir dans cette législative partielle le candidat MoDem Richard Bertrand, comment justifiez vous ce choix ?
Christophe Bellenger : J’ai une longue expérience et une longue tradition des élections sur Poissy et dans la circonscription en m’étant à plusieurs reprises présenté aux législatives, soit comme candidat, soit comme suppléant.
Pour cette élection partielle, les instances UMP ont choisi de parachuter David Douillet alors que le contexte politique sur Poissy est catastrophique.
En effet, depuis l’éviction de Jacques Masdeu-Arus, l’UMP est déchiré. Preuve en est, il y avait deux prétendants à la candidature : Jean-François Raynal d’un coté et Joël Regnault de l’autre. L’UMP a réglé le conflit en mettant David Douillet.
David Douillet arrive dans un contexte très tendu. Il est arrivé avec une équipe de campagne parisienne. Il n’a même pas contacté les politiques présents sur place comme moi. Pourtant, il me semble que cela aurait été la première chose à faire. Nous avons été contacté que lorsqu’il s’agissait de coller les affiches.
Le Nouveau Centre n’est pas quelque chose dont on se sert à un moment, parce qu’on en a besoin, et qu’ensuite on jette.
Pour toutes ces raisons dues à un contexte catastrophique et un candidat qui ne représente pas notre circonscription, j’ai donc décidé d’apporter mon soutien au seul candidat centriste de ces élections, à savoir Richard Bertrand.
De plus, ce contexte défavorable n’a pas aidé David Douillet. Il est mal préparé.
Un exemple. Lors d’une réunion publique à Médan une dame lui demande que selon des rumeurs, il pourrait être nommé secrétaire d’Etat aux sports à la place de Rama Yade. Que répond David Douillet ? Rien. Puis, quelques jours plus tard en campagne sur le marché de Poissy, il affirme tout le contraire.
On comprend donc que L’UMP se sert de lui et de son image pour gagner ces élections et qu’ensuite on ne le verra certainement plus.
Cette décision n’engage que vous ?
C.B : Ce n’est pas une déclaration uniquement personnelle. Avant de prendre cette décision, j’ai consulté les autres adhérents. Je ne suis pas le seul à penser de cette manière.
Une grande partie ne cautionne pas le parachutage de ce candidat. Peu de nos adhérents participent à la campagne de David Douillet.
Si je vous suis bien, soutenir Richard Bertrand est pour vous une manière de dire non à l’UMP ? En quelque sorte vous poussez un coup de gueule... ?
C.B : Tout à fait. Il semblerait d’ailleurs que cela fasse grand bruit et que les relations au niveau national s’en trouvent être perturbées car Hervé Morin, que je ne connais pas personnellement, m’a même appelé.
J’aurai pu apporter mon soutien à David Douillet mais il n’a jamais cherché à me contacter et aujourd’hui, à l’inverse, il cherche à joindre désespérément Richard Bertrand en vue du second tour.
Le Nouveau Centre ne fait pas partie intégrante de l’UMP. C’est un parti indépendant qui a du poids et qui compte dans le paysage politique local.
Je suis centriste avant tout, et en tout état de cause, le seul candidat centriste est Richard Bertrand. Je confirme que je lui apporte mon soutien. Toutefois je précise, je soutiens Richard Bertrand et non pas le MoDem.
Si Richard Bertrand est présent au second tour face à David Douillet, je continuerai de le soutenir. S’il n’est pas présent et si David Douillet veut mon soutien, il va devoir venir le chercher.





















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