Roselle Cros, comment se compose le centre aujourd’hui au Sénat ?
Roselle Cros : L’union centriste au sénat est un groupe composite de rassemblement de toutes les tendances qui composent le centre en France : le Nouveau centre, le Modem et l’alliance centriste de Jean Arthuis. Nous sommes parvenus à former un groupe de 29 sénateurs et travaillons sur la majeure partie des textes, de manière convergente.
J’ajoute que nous avons un rôle déterminant car il n’y a pas de majorité au Sénat sans le groupe centriste et donc nous avons à cœur de faire avancer le travail parlementaire.
Cependant, nous avons également un rôle de modérateur dans la majorité sénatoriale pour la faire évoluer faire plus d’ouverture et vers un plus grand esprit social.
Vous êtes sénatrice des Yvelines. Conduirez-vous une liste de rassemblement des centres aux prochaines sénatoriales ?
R.C : Mon intention est effectivement de conduire une liste qui rassemblera toutes les composantes du centrisme. Celles que j’ai déjà cité mais également avec le parti radical qui n’est pas très représenté dans les Yvelines mais qui existe. Je souhaite donc faire dans le département ce qui sera préfiguré, dans peu de temps, au niveau national.
Je suis bien partie pour être tête de liste. La composition déprendra, elle, de beaucoup de choses. Pour être représentative de tous les centres, il faut tenir compte de tous les courants. Il faut également faire figurer si possible toutes les zones du département. Les Yvelines est un département composite avec des tendances rurales et urbaines. Il y a beaucoup de diversités géographiques et elles devront être représentées.
Le groupe centriste des Yvelines a également déclaré son intention de conduire une liste. Une union centriste à deux listes ne sera pas très convaincante…
R.C : Je connais bien Richard Bertrand. Je l’ai rencontré récemment. Il ne m’a pas dit qu’il était en train de montrer une liste même si à un moment donné il en a évoqué la possibilité. Nous appartenons à la même tendance et je crois qu’il faut être raisonnable.
Mathématiquement, il n’y a qu’une place pour un sénateur dans les Yvelines. J’ai expliqué à Richard Bertrand - qui je crois l’a bien entendu - que traditionnellement les élections sénatoriales sont des élections qui doivent recueillir la légitimité des instances nationales et il se trouve que je rassemble la légitimité de toutes les instances nationales qui composent les centres.
Comment qualifiez-vous le groupe centriste des Yvelines lancé par Richard Bertand (MoDem) et Aziz Senni (Nouveau Centre) ?
R.C : Ils ont depuis quelque temps une association de rassemblement des centristes. Une action qui vise au-delà des élus, ce que j’approuve. J’adhère même parfaitement à ce projet.
Mais le projet associatif n’est pas un projet partisan. Ce projet associatif veut avant tout fédérer dans la population et autour d’elle les idées et les valeurs centristes. Le projet partisan est fait, lui, pour avoir des élus. Ce n’est pas la même chose.
La division vous semble-t-elle envisageable ?
R.C : Nous sommes dans la période de préparation de ces élections, dans la zone de turbulences où les personnes intéressées par ce scrutin se révèlent. C’est normal et cela se passe dans tous les départements.
J’espère seulement que tout cela finira par un accord et une coordination. Il ne doit y avoir qu’une seule liste qui se recommande du centre et de divers droite. J’espère l’incarner au mois de septembre.
Autrement la représentation des Yvelines au Sénat qui a toujours existé, risque de disparaitre. Ce serait alors un échec du centre et je pense que cela, personne ne le souhaite. Les centres ne doivent pas se diviser.




















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