jeudi 23 février 2012
Grand Paris : l’A104 et le Port d’Achères, priorités de l’aménagement de la Vallée de Seine

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Le commissaire général pour le développement de la vallée de la Seine, Antoine Rufenacht, vient de rendre public son rapport, remis le 15 février dernier au Premier ministre, François Fillon.
 

18 milliards d’euros. C’est le montant estimé par Antoine Rufenacht, ancien maire (UMP) du Havre et commissaire général pour aménager et dynamiser le territoire allant du Grand Paris à la Normandie.

Dans ce document de 99 pages, une série de propositions est énoncée pour doter le Grand Paris d’une façade maritime.

Parmi les pistes évoquées, retenons sur notre secteur, trois investissements majeurs. La ligne ferroviaire nouvelle Paris-Normandie (LNPN) dont le débat public s’est achevé le 30 janvier dernier, l’aménagement du port fluvial d’Achères et la desserte de celui-ci par l’A104.

Concernant l’A104, un appel d’offres a été lancé par le gouvernement pour la réalisation des études sur le prolongement de l’A104 entre Méry-sur-Oise et Achères.

Plateforme multimodale à Achères

Le port d’Achères (photo logo) implanté sur quatre communes (Achères, Conflans-Ste-Honorine, Andrésy et Saint Germain-en-Laye), représentant un périmètre de 420 ha, viendrait compléter le réseau actuel des grandes plateformes multimodales franciliennes de Gennevilliers, Bonneuil et Limay.

Les travaux pourraient être lancés, après enquêtes publiques, en 2016 pour une mise en service partielle à horizon 2020.


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5 Messages de forum
 
 posteur unique 
Patrick de Colomby
1er juin 2012 12:33
Si je lis bien, Achères a vocation de devenir le plus grand port fluvial de containers francilien. Les photos que vous présentez n’indiquent que les seules emprises et non la position des darses permettant d’accéder aux quais de chargement/déchargement. La taille des bateaux à prévoir rend irréaliste la solution parfois évoquée de rouvrir le bras mort de l’Ile du Devant (Conflans) mais impose de créer un chenal quasiment parallèle au lit actuel du fleuve et d’une largeur que j’estime à 80 mètres, ce qui défigurera le paysage. Ce projet impose aussi une augmentation importante du trafic routier et donc la réalisation du projet A104-Pont d’Achères. Se pose aussi la question de l’utilité d’un tel doublement (voire triplement) des capacités d’accueil, dans la mesure où les ports de Gennevilliers et de Rouen-le Havre sont opérationnels (sans compter les plateformes de Limay et des Mureaux). Ne serait-il pas plus logique de créer plusieurs plateformes de plus petite taille (en l’occurrence ne garder que la 1ère tranche de 120 ha proposée dans le projet en la raccordant à la gare de triage d’Achères actuellement en déshérence) ? Il me semble qu’une telle solution réduirait les nuisances et pourrait également favoriser un fret « de proximité Â» et donc, partant, un début de relocalisation et des créations d’emploi à la clef (pour mémoire, Gennevilliers n’emploie que 37 dockers).

   
 
 17 messages 
electeur
28 février 2012 13:22

Axe Seine : synthèse des propositions du rapport Publié le jeudi 23 février 2012 à 12H28

La gouvernance Créer officiellement, en l’incluant dans un décret modifiant celui du 19 mai 2011 instituant le CGDVS, une conférence de la vallée de la Seine, constituée à parité de représentants de l’Etat, des collectivités territoriales et du monde économique. Décider du renforcement du CGDVS en définissant, dans le même décret, les compétences indispensables à en faire l’instrument de mise en oeuvre du projet vallée de la Seine et en étoffant sa composition. Charger un groupe de travail d’étudier l’opportunité puis les modalités éventuelles de la fusion des trois universités de Caen, de Rouen et du Havre.

Les moyens Assurer prioritairement le financement des investissements incontournables pour le développement et l’aménagement de la vallée de la Seine : LNPN, réseau de fret prioritaire, A104 et port d’Achères, liaison A28-A13 (contournement est de Rouen), lien fluviomaritime dans le port du Havre. Déterminer et dégager une première dotation financière permettant les premiers lancements d’appels à projets.

Informer et communiquer Trouver un nom pour le nouveau territoire Paris, vallée de la Seine, façade maritime. Faire du projet l’un des axes forts de la communication gouvernementale. Disposer sur le portail du gouvernement d’un site internet qui soit propre à la vallée de la Seine. Faire du colloque de Paris de novembre 2012 un événement de portée internationale, associant la totalité des acteurs concernés par le projet. Charger les préfets concernés d’organiser des réunions d’information et de présentation pédagogique du projet dans leurs circonscriptions administratives respectives. Familiariser les élèves (écoles, collèges, lycées) aux enjeux du projet.

Réaliser le Seine Gateway Les équipements « incontournables Â» Réaliser un réseau ferroviaire à haute performance réservé prioritairement au fret entre Le Havre, Rouen, Paris et l’Est de l’Ile de France. Réaliser le port d’Achères et accélérer sa mise en oeuvre. Achever la Francilienne (autoroute A104) entre Méry-sur-Oise et Orgeval. Réaliser la liaison entre les autoroutes A28 et A13 (Contournement Est de Rouen). Réaliser à l’horizon 2020 une liaison fluviale directe avec le bassin de Port 2000 au Grand Port Maritime du Havre.

Les ports Etudier et entreprendre la fusion des Ports du Havre, de Rouen et de Paris. Modifier les circonscriptions portuaires de manière les rendre contigües au niveau du département de l’Eure. Suivre la mise en oeuvre par les ports du Havre, de Rouen et de Paris, des orientations du document de coordination adopté par le Conseil de coordination interportuaire de la Seine.

Le fret ferroviaire Mieux organiser la conduite du projet de corridor fret entre Le Havre, Rouen, Paris et l’Est de l’Ile de France. Poursuivre les études d’opportunité sur les itinéraires de contournement du Bassin Parisien. Programmer et préserver les capacités ferroviaires nécessaires au développement des circulations ferroviaires fret. L’accueil des activités logistiques et industrielles Organiser cet accueil dans des grandes zones d’activités desservies par la route, le fer et la voie d’eau. Définir les mesures, notamment réglementaires, permettant de garantir au voisinage des ports la compatibilité des développements urbains et des activités industrialo-portuaires existantes ou prévues. Fiabiliser les procédures d’implantation des activités dans les zones affectées aux développements portuaires, là où sont présentes des zones humides. Veiller à ce que les Plan de Prévention des Risques Technologiques en cours d’établissement sur les ports du Havre, de Rouen et de Paris (PPRT), préservent les possibilités de densification industrielle, dans le respect de la protection des personnes et des biens. Constituer une métropole équilibrée Réaliser la LNPN de Paris au Havre. Identifier les zones d’activités à aménager et à cette fin mobiliser le foncier public disponible éventuellement nécessaire. Etudier l’opportunité de contrats de développement territorial. Prendre la vallée de la Seine comme territoire d’expérimentation d’un réseau de télécentres. Encourager le développement en vallée de Seine de plateformes des fonctions support de groupes dont le siège est situé à la Défense. Etudier la possibilité d’installer des administrations de l’Etat sur le territoire de la vallée de la Seine, par exemple celles directement liées aux affaires maritimes. Faire de la vallée de la Seine un laboratoire de réindustrialisation et de sortie de crise

La formation Convoquer des assises de la formation à l’échelle de la vallée de la Seine. Accompagner le déploiement d’un système innovant de formation des professionnels de la santé, en accompagnant la création d’un « medical training center Â» à Rouen et le déploiement de formations de radiophysiciens à Caen et à Rouen. Favoriser le rapprochement des écoles de management (dans un premier temps Rouen Business School et l’Ecole de management de Normandie).

La recherche Développer un campus de la recherche et de l’innovation, sur le modèle de Saclay, autour du Ganil. Accompagner la création d’un pôle d’excellence en matière de recherche et de formation logistique (sur la base du projet de labex « Transmar Â», du projet d’institut logistique du pôle de compétitivité Nov@log, du projet « pôle ingénieurs et logistique Â» et des projets de développement de l’ISEL). Favoriser le renforcement de la recherche et les collaborations des équipes de chercheurs dans des domaines d’application variés : développement des procédés de captage, stockage et valorisation du CO2, recherche de biochimie et de biocarburants de deuxième et troisième

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 1689 messages 
CLAUDIUS
26 février 2012 07:42
@pisciacais : Tout a fait d’accord avec vous , la tangentielle est sur le bureau depuis plus de 30 ans ! Qu’attendent les élus , deja il faudrait qu’ils soient d’accord entre eux , donc ce n’est pas encore pour demain !.....Dommage ?..

   
 
 91 messages 
Pisciacais
24 février 2012 09:18

Dommage que la priorité du Grand Paris ne soit pas les transports en commun tristeA part le RER E qui améliorera un peu la ligne J, il n’y a pas grand chose pour la grande couronne.

Où en est la tangentielle Ouest ? Il serait bon de relier les plus grandes villes des Yvelines avec des transports rapides afin d’éviter de devoir aller sur Paris pour le faire ou de prendre des bus qui sont extrêmement lents.


   
 
 1689 messages 
CLAUDIUS
23 février 2012 16:51
Enfin du concret & on avance sur le sujet !.....

   
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