vendredi 26 décembre 2008
Grand Prix de F1 : Flins en pôle position ?

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Un Collectif : "Flins sans F1" vient de se constituer pour s’opposer au projet de circuit de Formule1 sur les communes de Flins et des Mureaux, porté par M.Bédier, président du Conseil général des Yvelines.
 

Ce Collectif regroupe plusieurs associations de défense de l’environnement, le groupement des agriculteurs bio d’Ile-de-France, des représentants des habitants de la vallée de la Seine, des organisations politiques (Les Verts, CAP 21, NPA, Attac Nord Yvelines), des militants syndicaux et politiques de toutes les tendances confondues, des municipalités (Mézy-sur-Seine, Juziers), des élus locaux (maires, anciens maires, maires adjoints, conseillers municipaux, conseillers régionaux) et des citoyens.

Projet de circuit de Formule 1 : rappel succinct des faits

Qui pour succéder au circuit de Nevers Magny-Cours ?

Les responsables en matière de Formule 1 sont partis du postulat qu’il fallait un nouveau circuit en France et que celui-ci devait se trouver en région parisienne, ce qui reste toujours à démontrer.

Une fois cette prétendue vérité assénée, plusieurs sites sont entrés en lice pour aboutir aux échecs de Versailles et de Marne la Vallée, projets massivement rejetés par les populations locales et des élus.

Sans aucun véritable débat préalable, le projet porté par Pierre Bédier et le Conseil général des Yvelines est comme tombé du ciel quelques jours avant la fin du délai de dépôt des dossiers auprès de la Fédération de Formule 1 et surtout quelques jours après que les terrains agricoles touchés par le projet soient vendus par la SAFER à l’Agence des Espaces verts afin que la Région Ile-de-France réalise son plus grand projet d’agriculture biologique.

À ce jour, ce dossier comporte exclusivement un circuit de Formule 1 porté par le groupe LAGARDERE soutenu notamment par François FILLON, Premier ministre, passionné de sport automobile et membre du comité directeur des 24 heures du Mans ainsi que de l’automobile club de l’Ouest et par Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Les arguments avancés par les promoteurs du projet de circuit F1

- Un facteur d’attractivité internationale, de développement économique et local,

- La Formule 1 comme laboratoire d’essais et de recherche de l’automobile (récupération d’énergie au freinage), piste d’essai pour les voitures électriques

- Développement des activités de prévention et sécurité routière

- Un modèle de développement durable avec un circuit de Haute Qualité Environnementale (traitement paysager, protection phonique à l’aide d’écrans végétaux et de gradins végétalisés, un bon bilan carbone du fait de la localisation en Ile-de-France, des précautions prises pour protéger le champ captant d’eau potable, etc.

- Promesses de recettes fiscales et de création de 5000 emplois sans oublier la sauvegarde de l’usine Renault de Flins.

Une réalité bien différente

Si le projet tel qu’il a été rapidement présenté aux différents maires et conseillers généraux, et rares élus dans la confidence pouvait paraître la solution à tous nos problèmes locaux, la réalité est toute autre.

A l’heure où une crise financière, économique, environnementale et sociale menace, entre autres, l’avenir du tissu industriel de la Vallée de la Seine, le Conseil général est prêt à dépenser 150 millions d’euros d’argent public pour un projet dont l’avenir est pour le moins incertain donc à risques importants (déficit probable, etc.), sans parler d’un gros problème environnemental.

- Les prétendues retombées économiques sont loin d’être évidentes à l’heure où Honda se retire de la F1, où le Grand Prix d’Australie enregistre un déficit record, où le Grand Prix d’Allemagne risque de ne plus avoir lieu sauf s’il reçoit une aide massive de fonds publics, où Max MOSLEY, Président de la Fédération internationale de Formule 1 lance un cri d’alarme sur la viabilité économique de ce sport, etc. Le danger est, à terme, une demande accrue d’argent public pris dans la poche du contribuable local.

- Les retombées au niveau de l’emploi : si la construction du circuit de F1 et de ses abords procurera des emplois de façon certaine à court terme, la création d’emplois pérennes est moins évidente concernant le circuit du fait de la crise de l’automobile et surtout de la nécessaire reconversion de ce secteur industriel pour faire face à une économie post-pétrolière.

Pour assurer des emplois à long terme, il faut investir dans les voitures propres qui n’ont pas besoin d’un circuit F1 (RENAULT s’est d’ores et déjà engagé à relancer son activité sur le site de Flins en implantant sa chaîne pour sa future voiture électrique), revoir la mobilité, prévoir des moyens alternatifs de transport, etc.

le site de Renault Flins

La crise tragique de l’automobile n’est pas uniquement due à la crise économique que nous traversons, la représentation de l’automobile a changé dans nos esprits. La petite voiture économe est maintenant valorisée sur le plan sociétal.

Manifestement Pierre BEDIER n’a pas pris la mesure de la révolution qui est en train de s’accomplir. Il faut massivement investir dans les secteurs qui ont de l’avenir et non dans le passé pour procurer de l’emploi à long terme.

Un projet posant des problèmes importants car ne respectant pas :

- Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France qui prévoit sur cette partie du territoire yvelinois de consolider la ceinture verte essentielle à l’avenir et au bien-être des Franciliens,

- Le schéma régional de l’Agence des Espaces Ouverts dans l’OIN,

- Le Grenelle de l’Environnement,

- Le projet européen d’aide pour une agriculture périurbaine LEADER qui était prêt à financer l’agriculture biologique sur ce territoire,

- Le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI),

- Ainsi que les principes mêmes du développement durable aussi bien sur le plan économique, social et environnemental.

- Un circuit supprimant l’implantation du plus grand espace d’agriculture biologique d’Ile-de-France. Sur cette zone étaient prévues l’installation de jeunes agriculteurs bio, la création d’une ferme pédagogique, de jardins familiaux, d’une exploitation agricole, d’un conservatoire régional du patrimoine d’arbres fruitiers.

L’idée que l’on puisse faire cohabiter un peu de maraîchage bio à côté d’une piste F1 qui dégage 8400 tonnes de CO2 pour 22 bolides sur 44 tours durant 90 minutes relève d’une imposture.

A suivre
- Plusieurs recours ont d’ores et déjà été engagés à l’encontre des arrêtés émanant de la Préfecture des Yvelines délimitant ce territoire en ZAD (zone d’activité différée)

- Une manifestation sera organisée le Samedi 17 janvier 2009 à 14h30

Lire l’intégralité du communiqué (Merci à Voilà) : http://www.mediaseine.fr/forum/viewtopic.php ?f=11&t=71&p=309#p309


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20 Messages de forum
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 posteur unique 
mahinetea
9 juin 2009 10:49
Borloo dit : le circuit de F1, c’est le rêve de ma vie...Ok, aucun problème, il a qu’à se l’implanter dans le fond de son jardin, mais pas chez nous !!!! Ca va fournir du travail à la région ? c’est vrai, il faut bien avouer : les maçons car il va falloir agrandir les caves des Mureaux...Là ou on rentre un scooter volé, on y rentre pas une F1 !!! et puis on ne vole pas une F1 comme un scooter ou une bmw !!! Va falloir que les voleurs fassent des stages !!!! J’ai lu sur un site officiel que , après enquête, 70% de la population des Yvelines est d’accord avec ce projet !!! Ah bon ? Ce sont les habitants de Versailles, Poissy, La celles st cloud, etc ?....C’est sûr que, pour eux, ce projet ne leur nuira pas !!! Je signale qu’il y a eu un reportage qui s’appelle HOME qui est passé sur les écrans afin de sensibiliser l’opinion publique sur la protection de la planète !!! Les glandus du gouvernement n’ont pas du le regarder !!!! HONTE AUX ELUS QUI PRONENT CE PROJET ET QUI SE PERMETTENT DE POINTER DU DOIGT LES PAYS QUI NE FONT RIEN POUR PRESERVER L ENVIRONNEMENT. NE PEUVENT DONNER DES LECONS QUE CEUX QUI LES SUIVENT EUX MEME !!!!

   
 
 posteur unique 
jp-78
20 mai 2009 23:49
La formule 1 à Flins, c’est fini !!! bédier, le "petit berlusconi du mantois" vient de sauteir ! Et on espère que cela soit définitif !!! Plus personne ne veut entendre parler de ce mafieux, de ses maqouilles à l’Opievoy et alilleurs ! Assez des ordures qui puent dans cette sarkozie !

   
 
non-vérifié 
9 avril 2009 19:31
oui de la f1 a flins cela peut nous amener du travail pour les jeunes alors boorlot bouche ton cul de la ta place et pas avec nous dans la region il faut aller vite ca meur dur dur

   
 
non-vérifié 
Ecoacteur
27 mars 2009 10:29

Pôle Val de France : Présentation à la FFM

Charles Bietry, journaliste sportif, Jean-Pierre Beltoise, ancien Champion de France de Moto et vainqueur du GP de Monaco F1 en 1972, Gilles Terrones, architecte du projet, Olivier Terrones, ingénieur architecte du projet et François Pupponi, Député du Val d’Oise et Maire de Sarcelles, ont présenté à la presse jeudi 26 mars au siège de la FFM en présence du Président Jacques Bolle, le Pôle Val de France.

Le Pôle Val de France est un projet ambitieux dans le cadre de l’aménagement du « Grand Paris Â» avec pour objectif la création d’un centre dédié aux Sports Mécaniques et à l’environnement.

« Au coeur de l’Histoire, premier domaine royal capétien, la Plaine de France est, aujourd’hui comme hier, un lieu à la croisée des routes économiques, touristiques et logistiques de l’Europe Â», commente François Pupponi, Député du Val d’Oise et Maire de Sarcelles. « Dans le cadre de l’aménagement du « Grand Paris Â» dont le Val d’Oise est un des sites prioritaires un projet d’envergure est une réponse à la nécessité de développement économique et social Â».

« Les terrains d’implantation du Pôle Val de France sont aujourd’hui économiquement oubliés, perturbés par un environnement difficile : exposition aux bruits aéronautiques, site d’enfouissement des déchets, lignes à haute tension Â», poursuit Gilles Terrones, architecte du projet. « Ils vont trouver, à travers cet aménagement ambitieux une opportunité majeure de développement d’emploi et de réponse sociale autour du sport et des nouvelles énergies de la mobilité de demain.

Un grand pôle de recherche et développement qui concentre des compétences et des excellences dans les domaines automobiles et aéronautiques permettra de réussir la mutation de ces secteurs vers des solutions durables. Ce pôle s’inscrit pleinement dans le développement économico-social et sportif du nord de Paris, dont le Stade de France a été le premier emblème il y a 10 ans. Les aéroports de Roissy Charles de Gaulles et du Bourget, les liaisons vers l’héliport de Paris porte de Versailles, les autoroutes A1 et la Francilienne, les lignes TGV, TER et RER, les sites propres tramways et bus, assurent une innervation du site déjà bien solide et évolutive Â».

« Avec la future disparition du Circuit Carole, le manque d’accueil hôtelier de Magny Cours, il fallait à la France un circuit pouvant accueillir le Grand Prix de Formule 1 et bien entendu la moto Â», poursuit Jean-Pierre Beltoise. « Le projet comportera un ensemble de tracé pour la pratique du sport auto et moto mais aussi du karting et même de l’enduro Â».

«  De financement entièrement privé , le Pôle Val de France axe son développement autour de circuits automobiles et moto et s’accompagne ainsi d’un ensemble d’opérations qui créeront du tissu urbain et social pérenne Â», ajoute Gilles Terrones. « Les aménagements seront développés sur un « axe vert Â», un ensemble de coteaux paysagers, établis comme un parcours « sport-nature Â», qui auront autant des qualités de protection acoustique que visuelle, et qui permettront une intégration harmonieuse et douce du projet.

L’ensemble des installations, circuits et aménagements seront construits selon la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE), et les bâtiments auront l’impératif de respecter les critères de Bâtiment Basse Consommation (BBC), avec utilisation d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie).

La qualité de l’air, de l’environnement sonore et paysager sera particulièrement travaillée, avec une utilisation judicieuse des mouvements de terrain, l’utilisation de matériaux acoustiques absorbants (revêtements routiers, murs acoustiques, pièges à son paysagers, plantations…), ainsi que la mise en place de pièges à CO2 et Nox par végétalisations spécifiques et synthèse photo-catalytique Â».

Un pôle technologique sera créé, en relation avec le secteur automobile et aéronautique, lieu de recherche de pointe sur les nouvelles technologies à moteur propre, notamment par l’utilisation de bio-carburants de deuxième génération (nonagricoles), ainsi que dans les domaines de la propulsion électrique.

Des technologies novatrices éprouvées de manière industrielle aux Etats- Unis, mais non exploitées en France, permettront de créer un dispositif de compensation du CO2 produit par les infrastructures viaires (aéroportuaires et routières). Ce dispositif permettra de créer des emplois de recherche appliquée et développement industriel.

La transformation de la biomasse en biocarburant, issu de techniques sans impact sur les ressources agricoles, pourra être utilisée sur les véhicules expérimentaux de compétition participant à la recherche de nouvelles énergies de substitution, ce qui est une composante majeure de la course automobile.

Un pôle social d’études, de formations et de pédagogie sera mis en oeuvre, où seront associés formation professionnelle et enseignement de sport- étude, de design, de mécanique, d’ingénierie de la mobilité et de l’environnement. La synergie du site de formation et des infrastructures existantes de Roissy et de la création du technopôle doit favoriser les formations en alternance pour générer des emplois. Il sera développé des logements étudiants, ainsi que des appartements à loyer plafonné pour les jeunes actifs sans logement.

Un pôle tertiaire et logistique, sera implanté à proximité du site, associant pépinières d’entreprises, ainsi que des équipements hôteliers et de restauration.

L’ensemble engendrera objectivement 10 000 emplois à moyen terme. Dans la continuité du dynamisme sportif porté par le Stade de France, les aménagements prévoient la création d’une salle polyvalente couverte et modulable d’une capacité de 15 000 à 20 000 places, permettant d’organiser des championnats de différents sports de niveau mondial.

Elle répondra à l’attente de nombreuses fédérations sportives cherchant à se domicilier dans un lieu adapté. Elle permettra l’organisation de nombreux événements comme des spectacles, des regroupements associatifs…

Le site sera développé autour d’un « village commercial Â» sur le thème des sports en général, et pourra accueillir des manifestations événementielles.

Le pôle circuit, conçu pour offrir un maximum de spectacle aux passionnés, et au moins autant de plaisir aux pilotes, est composé de trois circuits principaux, pouvant répondre à toutes les activités automobiles et moto. Il sera implanté sur le stadium un circuit « Carole Â», un circuit de karting de compétition, un circuit de karting loisir, un circuit terre, une piste « run et dragster Â» une aire plane de test et un équipement de formation et prévention « conduire juste Â».

Un bâtiment phare, « Tour des Vents Â», conçu comme une centrale éolienne alimentant le site, et 150 000 places de tribunes intégrées au paysage seront mise en oeuvre dans une démarche d’intégration de qualité architecturale durable.

Grâce à sa flexibilité, l’ensemble accueillera des compétitions internationales, mais sera aussi la base de banc d’essais des constructeurs automobiles et des équipementiers dans le cadre de leur recherche pour améliorer la sécurité, réduire les nuisances, favoriser les économies d’énergie et mettre au point des énergies moins polluantes.

Les activités de perfectionnement à la conduite, les stages de sécurité routière, les actions de préventions seront menées sur les parties dédiées du circuit.

Enfin et surtout, ce complexe sportif auto-moto permet d’accueillir de manière optimale le prestigieux Grand Prix de France de Formule 1. L’ensemble de ces dynamismes économico-sociaux seront fortement créateurs d’emplois induits dans le département et au-delà. Ces aménagements seront conçus, organisés et supervisés par l’équipe du Pôle Val de France, pour garantir la durabilité et la logique globale du projet.

26 mars 2009 Jean-Paul Ancion (i-Kio/Newsmoto) Sur info du Pôle Val de France (www.polevaldefrance. com)


   
 
 posteur unique 
outsider
11 mars 2009 09:51
Venez débattre de la F1 à Flins sur le nouveau Forum des habitants de Vernouillet : http://vernouillet78.lefo rum.eu, car comme beaucoup de villes de la vallée de la seine, Vernouillet sera impactée par ce circuit !

   
 
non-vérifié 
27 février 2009 19:29
pk il y a toujours des vieux gens qui sont jamais content ??? on propose pour une fois un bon truc qui se passerait pas loin de la capitale , donc faut areter d’etre tout le temps mecontent .

   
 
non-vérifié 
ison
31 janvier 2009 18:28

Bonjour,

On nous parle d’emplois créés, si nous commencions par empêcher la perte des emplois de tous ces équipementiers qui ferment leurs portes en ce moment, et qui au moment de la reprise ne seront plus sur le marché,(les pièces seront faites en Chine, et ce ne sera pas de la délocalisation, non, les français avaient fermé leur entreprise, il fallait bien trouver ailleurs...)

Ce n’est pas un ciruit de F1 qui compensera la perte de ces emplois là, Il serait bon de faire le point sur le nombre d’emplois perdus depuis 1 an (et ce qu’on va encore perdre..) et de voir le gain d’emploi si le projet va à son terme.

Danièle de Flins


   
 
 posteur unique 
lilo
22 janvier 2009 14:01
OUI A LA F1 DANS LES YVELINES....

   
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