Vous avez été candidat sans étiquette lors de la cantonale partielle en 2009. Vous aviez dû alors vous incliner au second tour face au candidat UMP. Un an et demi plus tard, c’est vous qui êtiez candidat UMP. La victoire du 27 mars dernier était donc celle d’un homme ou d’un parti ?
Karl Olive : Dans une élection, l’appareil politique est nécessaire, c’est vrai, mais il n’est pas suffisant.
Le 27 mars dernier, c’est donc avant tout la victoire d’une équipe. Fabienne Dévèze, les militants de Cœur de Poissy, un certain nombre de militants UMP et moi-même avons formé un véritable esprit de groupe. C’est ce qui nous a fait remporter cette élection.
Entre ces deux campagnes avez-vous perçu de nouvelles attentes chez les électeurs ?
K.O : Non car j’ai pris soin durant la campagne de ne jamais mêler enjeux locaux et problématiques nationales.
Nous avons axé, Fabienne et moi, notre campagne avant tout sur l’action du Conseil général. Nous avons voulu expliquer aux administrés que le Conseil général est omniprésent dans leur vie quotidienne. Cela, ils l’ont entendu. Bien plus que des sujets comme l’intercommunalité par exemple, qui à mon avis, n’avait pas sa place dans le débat.
Pour le jeune politique que vous êtes, je rappelle que vous avez 42 ans, qu’est-ce qui change une fois que l’on est élu ?
K.O : Pour être élu, il faut beaucoup de pragmatisme. Etre élu en demande encore plus. Il m’a fallu apprendre vite les rouages de l’assemblée départementale pour pouvoir défendre mes dossiers le plus rapidement possible. Et je dois dire que l’accueil du président Alain Schmitz ainsi que celle de la majorité départementale Ensemble pour les Yvelines, conduite par Olivier Lebrun, m’ont facilité la tâche.
Toutefois, il ne faut pas foncer tête baissée dans la charge de travail qu’exige le Conseil général en faisant fi du terrain. Il faut se montrer aussi disponible qu’auparavant.
Il y a donc un équilibre primordial à trouver pour remplir pleinement son rôle.
Quel a été votre point de vue avant l’élection sur la réforme des collectivités territoriales et a-t-il changé aujourd’hui ?
K.O : Ce que l’on sait aujourd’hui c’est qu’en 2014, nos mandats se terminent. Nous avons donc moins de temps pour mettre en place ce pourquoi nous avons été élus. Il faut donc être plus efficace. C’est ce que je m’efforce de faire auprès des maires des communes du canton.
Quand Adriano Ballarin, le maire de Crespières souhaite avoir des ordinateurs pour une jeune association de retraités actifs, je m’efforce de pouvoir récupérer des PC et j’ai réussi à le faire. Quand Fabienne Devèze, maire de Morainvilliers, travaille sur un CDOR où elle est éligible, il faut tout faire pour pouvoir satisfaire sa demande.
Sur la réforme en elle-même, tout va se jouer en 2012. On sait que si la gauche venait à prendre le pouvoir, cette réforme serait remise en cause.
Si elle permettra de diminuer le mille-feuille administratif et de mutualiser les coûts et les objectifs, c’est évidemment une bonne chose. Néanmoins, il faut que l’administré de Poissy à Davron puisse s’y retrouver et notamment dans les services rendus. Il faut surtout chercher à connaître les avantages pour l’administré. C’est là je crois l’essentiel.
Ceci dit, pour parler de l’intercommunalité. Quand je vois comment avance la CA2RS de Pierre Cardo, c’est un vrai bel exemple à suivre.
Aujourd’hui pour Poissy, on s’interroge de savoir si c’est mieux d’aller avec Conflans, Saint-Germain-en-Laye ou avec la CA2RS. Mais cette question est déjà dépassée puisque l’on sait qu’à court terme tous ces territoires seront regroupés dans une intercommunalité.
Il faut donc déjà réfléchir en cohérence avec tous ces territoires.
Votre point de vue sur la fermeture de Gefco ?
K.O : Il y a deux approches. Soit on dit c’est dommage que cette usine s’en aille soit on se bat pour qu’elle reste.
Gefco est un problème qui dépasse les intérêts politiques. C’est l’intérêt de Poissy qui est en jeu. Avec le député David Douillet, le conseiller général de Poissy-nord, Jean François Raynal, et le maire de la ville, nous devons nous retrouver avec les salariés de Gefco afin de trouver une solution pour que l’usine continue d’exister.
La municipale de 2014 reste un de vos objectifs au même titre que beaucoup d’autres à droite. Avoir un premier mandat était un tremplin nécessaire ?
K.O : Ce n’est pas ce que j’appelle un tremplin. C’est une étape. J’ai annoncé la couleur pour les prochaines municipales en créant l’association « Cœur de Poissy », l’objectif étant de reconquérir la ville de Poissy.
Aujourd’hui, nous avons trois personnes, un député plus deux conseillers généraux qui sont forces de proposition. Avec d’autres comme Daniel Debus et tous les gens de terrain, nous allons être un véritable rouleau compresseur pour reprendre en main une ville laissée à l’abandon.
Les sénatoriales approchent, que pensez-vous du bilan de Gérard Larcher ?
K.O : Je suis d’abord très heureux et très fière que Fabienne Devèze soit sur cette liste. Voilà qui récompense son engagement de terrain et j’en suis ravi.
Je voterai évidemment pour Gérard Larcher. Selon moi il a redonné au Sénat tout son rôle en le replaçant au cœur de la vie politique. On a peut-être jamais autant parlé du Sénat que sous son mandat et il faut que cela continue.





















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