lundi 9 février 2009
L’AFS envoie les jeunes découvrir le monde

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L’AFS est une association internationale, à but non lucratif, qui propose de favoriser l’apprentissage des relations interculturelles. Elle forme un réseau de 50 pays qui réalisent entre eux des échanges individuels de collégiens, lycéens et jeunes adultes pour des durées variant de 1 mois à 1 an.
 

Mme Noël vous êtes responsable de la section yvelinoise de l’AFS, le but de l’AFS est-il uniquement d’envoyer les lycéens dans des séjours linguistiques à l’étranger ?

Non, pas seulement. Ce n’est pas à proprement parler un séjour linguistique car cela va bien au delà de l’apprentissage d’une autre langue.

Nous proposons aux lycéens des séjours de longue durée qui permettent de leur faire vivre une expérience unique dans une famille, de bénévoles à l’étranger, tout en allant à l’école.

Marie-Hélène Noël et Patricio Fernandez, président de la section AFS Ile-de-France, seront ravis de vous compter comme bénévoles !

Ce sont des expériences de longue durée vécues en tant que membre à part entière d’une famille.

Expliquez-nous le parcours à suivre pour partir ?

Après s’être inscrit à l’AFS, les jeunes réfléchissent à ce qu’ils veulent faire. Nous les convoquons à un week-end de sélection où nous essayons par des mises en situation de cerner leurs personnalités et leur manière de fonctionner dans un groupe.

Après cela une sélection est faite afin de décider qui est apte à partir. Partir pour un long séjour n’est pas quelque chose à prendre à la légère.

Si ils sont prêts, il y a un dossier a remplir et nous les convoquerons de nouveau au mois de mai pour un week-end de préparation au départ qui sera plus centré sur ce qu’il vont rencontrer et pouvoir tirer de leur expérience.

Ensuite, vient le départ en septembre-octobre pour un, trois, six mois ou un an. Lors de leur retour nous les reprenons en charge également afin de discuter avec eux et les réhabituer à la vie française.

L’enfant est donc scolarisé dans le pays d’accueil...

Oui. Et malheureusement je tiens à signaler que cette année d’étude n’est pas prise en compte par le système scolaire Français. Les volontaires reprendront donc leurs études, en France, là où il les ont laissées.

Le panel des pays proposés est-il large ?

Il est possible de choisir beaucoup de pays, environ une cinquantaine, suivant le nombre des places disponibles.

Pour l’Australie par exemple, il n’y a que cinq places disponibles dans toute la France. Il y a un grand choix de pays anglophones, européens et asiatiques.

Cependant, l’essentiel est ailleurs. L’expérience tirée de cette aventure est tellement bonne que peu importe le pays choisi, Pérou, Lettonie, Chine, le plus important est de vivre cette expérience.

Clémentine a choisi de partir un an en Chine

J’imagine que le nombre de pays augmente avec le nombre de bénévoles…

On aimerait bien ! (rires) Mais les bénévoles portés par le projet ne sont pas si faciles à trouver.

Combien de jeunes partent avec l’AFS chaque année ?

Pour les Yvelines, nous accueillons cette année trois jeunes : un chinois, une malaisienne et une italienne. En moyenne, c’est entre trois et cinq jeunes accueillis chaque année dans les Yvelines. Pour les départs, c’est une petite dizaine.

À ce propos, seize jeunes vont être placés cette année en région parisienne. Nous recherchons des familles bénévoles qui pourraient les accueillir pour l’année scolaire 2009-2010 !

Combien coûte un voyage de ce type ?

Les destinations les plus chers comme les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, c’est autour des 7500 euros pour une an qui comprend les billets d’avions et toutes la prise en charge des week-end et la gestion et formation des bénévoles.

Ensuite, c’est 5500 euros dans les pays européens et 3500 euros avec le Canada.

Cela fait plus d’un demi-siècle que l’AFS existe, néanmoins elle demeure une association méconnue, qu’est ce qu’il manque à son rayonnement aujourd’hui en France ?

Je suis surprise car en Belgique, d’où je viens, c’est beaucoup plus connu. Il faut avouer que le système scolaire français ne favorise pas les échanges.

Si un jeune veut partir entre la première et la terminale on lui dit que son bac anticipé de français périme l’année d’après. Si vous partez après le bac, vous perdez votre priorité pour entrer dans les grandes écoles. Tout ceci ne favorise pas les séjours à l’étranger.

Et puis, c’est un projet courageux pour un jeune qui quitte sa famille durant une longue période. La motivation doit être autre que le simple fait d’apprendre une autre langue.

Étant association de loi 1901, nous ne faisons également pas beaucoup de pub payante. Nous comptons essentiellement sur le réseau bénévole.

Cependant, en France cela a décliné, l’AFS était beaucoup plus connu les années précédentes.

On imagine que les jeunes reviennent totalement transformés voire autre ?

C’est une expérience incroyable ! Cela permet de se connaître. C’est presque comme une deuxième naissance !

À l’étranger, tout est nouveau, personne ne vous connaît, vous pouvez vivre pleinement qui vous êtes. De retour, nos jeunes sont motivés et savent que ce qu’ils veulent faire de leur vie.

La maturité qu’ils gagnent est extraordinaire. Ils reviennent adulte et cela n’a aucun prix.

Pour ainsi dire, les voyages forment la jeunesse...

Je dirai plus que ça. Les voyages forment la connaissance car ce n’est pas un voyage façon vacances. Cela épanouit vériatablement un jeune.

L’AFS est exclusivement réservée aux lycéens ?

Nous avons également un programme de six mois pour les non-étudiants. Au lieu d’aller à l’école, ils travaillent pour une association. C’est plutôt une expérience de travail dans le milieu associatif.

Merci Mme Noël et à bientôt sur mediaseine.fr

Pour toutes informations complémentaires :

http://www.afs-fr.org/

http://www.afs-idf.com/


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