lundi 6 février 2012
Législatives Yvelines : « Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de l’action politique en faveur des PME » (Bernard Hagège)

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Le soutien aux PME sera la priorité de ses priorités. Fort de son expérience de chef d’entreprise, Bernard Hagège, 58 ans, se lance dans la bataille électorale dans la 3e circonscription des Yvelines avec la ferme attention d’en faire davantage pour « faciliter la vie des PME et des très petites entreprises ».
 

Bernard Hagège, vous êtes chef d’entreprise et vous vous lancez aujourd’hui en politique. Est-ce que le contexte économique national vous a motivé à franchir le pas ?

Bernard Hagège : Probablement. Je souhaite aujourd’hui mettre à la disposition du plus grand nombre la connaissance que j’ai du monde de l’entreprise.

Mon parcours est étroitement lié au monde de l’entrepreunariat. Je suis ingénieur de formation et je suis actuellement chef d’une entreprise que j’ai créée à Jouy-en-Josas, il y a maintenant plus de 20 ans. Outre cette fonction, j’exerce et j’ai exercé plusieurs autres activités dont patron du MEDEF du sud Yvelines jusqu’en 2007. Je connais donc bien le quotidien d’une PME et ce dont elles ont besoin.

De quoi ont-elles besoin ?

B.H : Qu’on les soutienne ! Plusieurs choses ont été faites pour les PME et les très petites entreprises, c’est vrai, mais force est de constater que ce n’est pas suffisant. Il faut les aider à acquérir et à développer de la richesse. C’est là-dessus que je veux apporter mon diagnostic en tant que dirigeant de PME.

Je suis de ceux qui disent qu’il y a la possibilité de créer de la richesse en France. Cependant pour cela, il faut facilite la vie des PME et des très petites entreprises. C’est là que les emplois sont nichés. C’est là qu’il faut faire en sorte de faire émerger l’emploi.

Toutefois, on ne crée pas de l’emploi pour uniquement créer de l’emploi. On créé de l’emploi pour créer de la richesse. Dès lors que cette richesse sera créée, il reviendra à d’autres de la distribuer.

Quelle originalité pouvez-vous apporter à un sujet dont on n’entend aujourd’hui mille et une solutions miracles ?

B.H : Le premier constat est simple : il faut faire reculer l’économie strictement financière au profit de l’économie réelle. Qui crée de l’emploi en France ? Ce sont les entreprises et en particulier les petites et moyennes entreprises. Alors que les artisans et les petites sociétés ne sont pas assez solides pour faire face à la crise, ce sont paradoxalement elles qui sont le moins bien accompagnées pour préserver l’emploi qu’elles hébergent.

Il y a donc des choses immédiates à faire pour les PME. On peut favoriser les petites et moyennes entreprises avec un texte spécifique qui leur favoriserait le financement, le conseil et la formation. Cela existe ailleurs et on peut très bien le faire ici.

Je vous donne un exemple concret. Vous avez peut-être entendu parler du « Small Business Act Â». Aux Etats-Unis, c’est une loi adoptée en 1953, qui favorise les petites et moyennes entreprises par une série de mesure. En 2008, l’Europe a adopté le sien.

Une des premières mesures, si je suis élu, sera de mettre en place un dispositif qui permette de soutenir durablement et efficacement les PME car nous ne sommes pas allés jusqu’au bout de l’action politique en faveur des PME. Je vois donc bien un texte comme le « Small Business Act Â» adapté à la France. Cela concerne aussi les artisans et les commerces.

Je souhaite également la création d’un schéma national d’aide et d’appui aux PME. Voilà ce que je veux défendre et promouvoir.

On entend beaucoup en ce moment parler du « made in France Â», c’est la solution selon vous pour créer à nouveau de l’emploi ?

B.H : Pour pouvoir acheter français, il faut d’abord produire français. La France ne peut pas s’en sortir si elle ne renforce pas son squelette industriel. Ceux qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu, comme l’Allemagne par exemple, ont une composante industrielle solide.

Il faut pouvoir réindustrialiser notre pays, c’est une nécessité. La France ne peut pas devenir un pays dont l’économie ne se baserait uniquement sur les secteurs du tertiaire et du tourisme.

Il y a des moyens de faire venir et revenir les entreprises. Il est possible d’aller beaucoup plus loin pour favoriser l’implantation des entreprises étrangères ou françaises dans notre pays. Nous avons besoin de terrains, d’axes de communication, en somme d’un contexte global qui convienne le mieux possible à développer efficacement une activité. Comment veut-on que des petites entreprises se développent si c’est aussi difficile d’entreprendre et de développer sa structure en France ?

Attirer les entreprises, favoriser le développement de nos PME, encourager nos exportations. Voilà des pistes de réflexions que je veux argumenter, fort de mon expérience.

L’emploi sera ma priorité des priorités. L’emploi des jeunes bien sûr mais aussi l’emploi des séniors que l’on met un peu trop tôt au placard alors qu’ils sont un creuset d’expérience dont peuvent bénéficier les entreprises.

Dans cette 3e circonscription, Christian Blanc ne se représente pas. Cela vous a-t-il aussi encouragé à vous présenter ?

B.H : Je tiens d’abord à saluer le travail de Christian Blanc. Fidèle à sa parole - il s’était engagé à ne pas faire plus de deux mandats - il ne se représentera donc pas.

Christian Blanc a ouvert la voie pour bon nombre d’entrepreneurs en prouvant que l’on peut venir du monde de l’économie et apporter une bonne contribution dans le microcosme parlementaire et à la nation. De ce point de vue, c’est vrai, son exemple m’a servi. Sinon, c’est une motivation personnelle qui me pousse aujourd’hui à agir pour la collectivité.

Je suis moi-même membre de l’UMP. Je ne m’en cache pas. J’ai soutenu le programme du candidat Sarkozy en 2007. J’ai même participé au projet UMP pour le prochain quinquennat.

Je renouvelle d’ailleurs toute ma confiance à l’équipe qui nous dirige depuis cinq ans. Jamais un gouvernement n’a fait autant pour les entreprises. Et je souhaite que l’on en fasse encore davantage. C’est pourquoi je me porte candidat, aujourd’hui, dans la 3e circonscription des Yvelines.


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1 Message
 
non-vérifié 
DOS SANTOS
15 mars 2012 11:50

Bonjour,

Vous dites : « Pour pouvoir acheter français, il faut d’abord produire français. La France ne peut pas s’en sortir si elle ne renforce pas son squelette industriel. Ceux qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu, comme l’Allemagne par exemple, ont une composante industrielle solide.

Il faut pouvoir réindustrialiser notre pays, c’est une nécessité. La France ne peut pas devenir un pays dont l’économie ne se baserait uniquement sur les secteurs du tertiaire et du tourisme.

Il y a des moyens de faire venir et revenir les entreprises. Il est possible d’aller beaucoup plus loin pour favoriser l’implantation des entreprises étrangères ou françaises dans notre pays. Nous avons besoin de terrains, d’axes de communication, en somme d’un contexte global qui convienne le mieux possible à développer efficacement une activité. Comment veut-on que des petites entreprises se développent si c’est aussi difficile d’entreprendre et de développer sa structure en France ?

Attirer les entreprises, favoriser le développement de nos PME, encourager nos exportations. Voilà des pistes de réflexions que je veux argumenter, fort de mon expérience.

L’emploi sera ma priorité des priorités. L’emploi des jeunes bien sûr mais aussi l’emploi des séniors que l’on met un peu trop tôt au placard alors qu’ils sont un creuset d’expérience dont peuvent bénéficier les entreprises. Â»

Mais tous les candidats disent la même chose ! Il faut, il faut,... bien sur qu’il FAUT !!! Expliquez-nous surtout COMMENT allez vous faire pour :
- réindustrialiser notre pays ?
- faire venir et revenir les entreprises ?
- favoriser l’implantation des entreprises étrangères ou françaises dans notre pays ?
- encourager les exportations ?

Vos quatre priorités (emploi, économie financière, redressement dépenses publiques et politique familiale) font partie des priorités de tous les candidats. Donc, rien de bien original ! Mais comment allez-vous procéder concrètement pour créer de l’emploi, faire reculer l’économie financière, redresser les dépenses publiques ? Constater c’est bien, mais agir c’est mieux ! Et puis un sujet que peu de candidats évoquent pendant leur campagne : l’environnement. Quelle sera votre politique et actions sur le terrain, pour protéger et sauvegarder notre environnement ? Je pense à la Plaine de Versailles (protégé), forêts, infrastructures routières, nuisances sonores, PLU, etc. Tous ces sujets, qui font partie du quotidien des habitants des Yvelines, doivent être traités avec la même importance que les autres sujets. Qu’en pensez-vous ?

Cordialement


   
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