Dans le cadre de l’enquête publique préalable à la réalisation d’une nouvelle liaison routière entre la RD190 à Triel-sur-Seine et la RD30 à Achères, avec un franchissement de Seine au niveau de l’Ile de la Dérivation à Carrières-sous-Poissy, samedi 11 février, Jean-François Raynal a rencontré à l’Hôtel de Ville de Carrières-sous-Poissy, le Commissaire enquêteur.
Nous retranscrivons ici le texte de sa contribution dans son intégralité.
Rappel du contexte et des objectifs du projet :
Actuellement, la Ville de Poissy est asphyxiée par une circulation de transit qui s’ajoute à celle induite par les activités d’une ville de 40.000 habitants.
De plus, les accès à la boucle de Seine, dite de Chanteloup, sont très difficiles et de plus en plus saturés, ce qui ne permet pas de développer les transports en commun ni de permettre les développements tant économiques que résidentiels envisagés dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National (OIN) Seine Aval et de la Confluence.
Il est donc indispensable de réaliser de nouveaux accès à ce secteur stratégique. C’est tout l’intérêt du projet de liaison RD190-RD30 sur les communes de Triel-sur-Seine, Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy et Achères.
Celui-ci permettra :
de compléter le maillage des routes départementales,
de créer une desserte routière Ouest-Est avec un nouveau franchissement de la Seine,
d’offrir de bonnes conditions de desserte et d’accessibilité à la boucle de Chanteloup et ainsi faciliter son développement et celui du territoire de l’OIN Seine Aval dont fait partie cette boucle. Je pense notamment au projet de "centralité" de la commune de Carrières-sous-Poissy qui prévoit plus de 2.000 logements neufs dès 2014 et encore autant à l’horizon 2020.
Pour être complet, il convient d’ajouter le développement de la plateforme multimodale d’Achères et le rayonnement économique que peut en espérer toute sa région.
Le tracé du projet départemental :
Ce franchissement de Seine est un projet porté par le Département de longue date. Dès les années 80, le Conseil général s’était engagé dans une politique de nouveaux franchissements de Seine et c’est en 1983 que l’emplacement réservé pour ce pont à Achères a été formulé dans une délibération. Depuis, le Conseil général a réalisé le pont à Triel permettant un maillage entre la départementale 113, par la départementale 154, à la départementale 190.
Il convient dès lors, par ce nouveau franchissement, de relier la route départementale 190 à la route départementale 30.
Il convient aussi de rappeler que cette inscription au Plan d’Occupation des Sols de la commune de Carrières-sous-Poissy a été réalisée dès 1994 et confirmée en 2005. Enfin, il convient de relever que le tracé proposé dans l’enquête publique est celui retenu après concertation avec les élus locaux, elle-même faisant suite à la concertation publique organisée en 2009.
Pour la partie de traversée de Seine, il emprunte les emplacements réservés à la pointe extrême nord de l’île de la dérivation. Des études acoustiques ont été réalisées afin de prévoir les protections phoniques nécessaires pour préserver les riverains, tout comme cela avait été réalisé lors de la construction du pont à Triel. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi.
Je me permets d’ajouter que le dossier de la présente enquête publique a été transmis pour avis préalable à l’autorité environnementale qui précise, notamment, que "l’étude d’impact présentée est complète et de bonne qualité".
Cela démontre combien le Conseil général s’est attaché à bien analyser tous les impacts de ce projet et à les traiter dans le cadre du projet "insertion paysagère, protections phoniques…".
D’autres projets majeurs :
Le parc du peuple de l’herbe
Cette dimension de la préservation de l’environnement émanant de la politique du Conseil général trouve son illustration avec la création d’un parc départemental précisément sur le territoire de la commune de Carrières-sous-Poissy. Ce parc de 113 hectares, achetés par le Conseil général, situé en bord de Seine a vocation d’assurer la sauvegarde des habitats naturels et d’ouvrir au public cet espace naturel sensible.
La A 104
Je ne peux pas passer sous silence ce projet autoroutier porté par l’Etat, mais simplement rappeler que le maillage des routes départementales est pensé en fonction de l’existence de l’autoroute et qu’en aucun cas les nouvelles voiries et ce nouveau pont ne peuvent se substituer à un réseau autoroutier.
Je profite également de cette enquête pour rappeler que ce bouclage de la Francilienne est indispensable, mais je dis bien bouclage. C’est-à -dire de Cergy-Pontoise à Saint-Quentin-en-Yvelines. De prétendre arrêter cette autoroute à la hauteur d’Achères, ou de la relier seulement à l’autoroute A13, constituerait un projet inachevé. Cela est inacceptable pour le Département. Cela pourrait avoir comme conséquence de retarder, voire d’empêcher la réalisation de ce pont à Achères ce qui serait inconcevable par rapport à l’enjeu de développement de notre région.
Conclusion
Combien de fois nous sommes-nous plaints des erreurs du passé qui avaient eu pour conséquence l’implantation d’activités économiques, l’installation de milliers de familles sans réalisation, en amont, d’infrastructures nécessaires tant routières que de transports en commun.
Au contraire, avant le développement de la boucle de Chanteloup, avant celui de la plateforme portuaire multimodale d’Achères, créons les conditions de bonne installation tant des nouveaux résidents que des futurs nouveaux emplois. C’est là ma conception de l’aménagement du territoire.
C’est là tout l’intérêt que je porte à ce projet ».




















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