jeudi 19 novembre 2009
Mézieres-sur-Seine : Rififi autour de la construction de logements

Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail title= Enregistrer au format PDF Suivre le flux RSS de la rubrique Réactions à cet articleContacter l'auteur
cliquez pour afficher l'image
 
L’absence de concertation sur le projet de construction d’un ensemble immobilier portant sur une vingtaine de logements, dont des habitats sociaux, a irrité tous les riverains du futur immeuble qui ont décidé de se rassembler pour faire reculer le projet du maire.
 

Projet disproportionné

Les riverains réclament un projet à la taille de leur village

Mézières-sur-Seine, petite bourgade yvelinoise est le théâtre ces dernières semaines d’un bras de fer qui engage les riverains de la rue de Mezerolle au Maire, Pierre Blévin.

En cause, le projet de la municipalité de vouloir construire 26 logements dans un périmètre rikiki. Pour les riverains ça ne passe pas : «  Nous ne sommes pas contre un projet mais on ne comprend pas pourquoi veut il en faire autant ?26 logements soit 26 familles dans cette rue ce qui fait une cinquantaine de voitures ! Ce n’est pas possible ! Déjà nous, avec 12 familles, on n’arrive pas à se garer. Il prévoit en plus seulement 30 places de parking : où met on le reste ? Â» explique Hélène, riveraine agacée.

Outre le manque de commodité de voirie, les voisins mobilisés dimanche 15 novembre en une journée de protestation symbolique, anticipent également le manque de sécurité à venir.

Frédéric s’inquiète pour la sécurité de ses enfants : « Il n’y a rien de prévu à l’heure actuelle pour les enfants, il n’y a pas de terrain pour jouer. Dans le projet il n’y a que des places de parking donc les enfants vont jouer dans la rue et avec l’accroissement de voitures - la population de la rue va être multipliée par trois - cela va être dangereux. C’est disproportionné. Â».

Sauvegarde du patrimoine

Robert Morvan, Président de l’association AIMER

Dans cette histoire, outre le nombre de logements, l’emplacement du projet agace également.

Une vieille bâtisse, la Ferme Grandet, construite au XVIe siècle va être démolie. L’association AIMER ne le digère pas : « Nous avions voulu transformer cette ancienne ferme en ferme pédagogique mais la commune a usé de son droit de préemption. C’est dommage, nous aurions pu ainsi sauvegarder notre patrimoine rural. Ce projet de logements est pitoyable. Â» lâche Robert Morvan, président de l’association d’intervention mézieroise pour l’environnement et le recours (AIMER).

Village ou ville ?

La réflexion sur ce projet va plus loin. Pour certains, il parait évident que le maire a des ambitions de développer Mézières : « Sur Mézières, il n’y a aucun immeuble qui existe. Alors celui-là risque d’être la porte ouverte à d’autres. Donc il y a une volonté de transformer le village en ville. Ce projet à la base était pour 6 puis 12 et aujourd’hui 26 logements ! Nous ne sommes pas contre le développement de Mézières : en 10 ans la population a presque doublé mais qu’on nous le dise ! Â» nous explique Dominique.

Jean-Pierre Grihon regrette que la qualité de vie des riverains n’ait pas assez été prise en considération

Pour Jean-Pierre Grihon, seul politique du collectif, le devenir du village est en pleine réflexion : «  Cela va se traiter dans un autre contexte puisque a été ouverte la révision du POS en PLU. Il va y avoir 18 à 24 mois de négociations, de discussions, de diagnostics et de propositions sur le devenir à terme du village. Mais nous ne sommes pas pour le maintien du statu quo. Nous disons qu’un projet aussi disproportionné c’est insupportable !"

Mais pour le chef de file de la gauche républicaine et citoyenne de Mézières, il s’agit là aussi d’un joli coup financier pour la commune : « Je pense qu’il y a une volonté de rentrer dans le carde de la loi SRU. Il y a une volonté également de récupérer de l’argent publique puisque, dans le cadre du CDOR, pour chaque logement construit le Conseil général va verser à la commune 10.000 euros, soit un total de 260.000 euros de recettes. Â»

Entre sauvegarde du patrimoine et volonté de construire, gageons qu’une concertation citoyenne en bonne et due forme ne peut aboutir qu’à un projet satisfaisant pour toutes les parties.


8 Messages de forum
 
posteur unique 
Collectif Mézières-Mézerolles
6 décembre 2009 15:30

Depuis quelques jours les permis de construire et de démolir ont été affichés.

A part ça, tous les habitants du secteur sont unanimement contre le projet tel qu’il est prévu aujourd’hui, mais le Maire n’en tient pas compte. Les riverains veulent consulter le permis de construire comme la Loi les y autorise ? La Mairie ne leur en donne qu’une partie ! Et d’autres projets de constructions d’immeubles, tout aussi inadaptés, sont en train de germer, sur l’ensemble de la commune.

Que de mépris…

En attendant la mobilisation se poursuit et l’information via un site (voir ci-dessous) et un blog : http://vivreamezieres.hautetfort.com/


Site Internet : Site d’information sur le projet

   
 
non-vérifié 
6 décembre 2009 00:03

espérons que les habitants s’ils sont incommoder par les petits avions et les ULM iront là aussi

voir leur Maire et le maire qui veut ce projet (Les mureaux)

on revient toujours au même


   
 
non-vérifié 
Choupinette
20 novembre 2009 09:50
Ils ont l’air sympathique en tous cas ! C’est une simple réaction au mépris. Bon courage !

   
 
non-vérifié 
démocratie participative
19 novembre 2009 14:04

C’est un cercle sans fin prenez Triel s / Seine par exemple :

L’ancien maire avait un projet d’aménagement super pour aérer désengorger la ville et relancer le commerce et malheureusement pendant la campagne de son premier mandat il avait promis en cas d’élection qui le soumettrait au référendum ! Comme c’est un homme de parole il l’a fait et seuls les grincheux se sont déplacés et le projet a été recalé d’office.

Vous avez Triel qui au travers de cet exemple était démocratique car ensuite il a du fonctionner différemment pour aboutir et la ville voisine Carrières qui est devenue une zone de non-droit municipal ou tout se fait en « loucedé Â» et prend des proportions délirantes. Le mieux c’est de trouver un juste milieu entre les deux extrêmes !


   
 
366 messages 
Piotr
19 novembre 2009 13:50
Vous avez raison. On a sans cesse l’impression que les choses se font en loucedé pour ne pas créer de vagues. Mais ce qu’ils n’ont pas l’air de comprendre c’est que c’est cette manière de faire qui provoque des remous. Pourquoi impose t-on une fois que l’on est élu ? Comme si les électeurs n’étaient bons qu’à voter et à obéïr.

   
 
non-vérifié 
passage en force
19 novembre 2009 13:13
C’est la routine regardez la F1 on impose on propose pas !

   
 
non-vérifié 
Choupinette
19 novembre 2009 12:27
Je ne comprends pas pourquoi les maires font les choses en douce (ou presque). Ils sont quand même élus et ont des comptes à rendre à la population. C’est quand même incroyable que dans ce pays, il faut souvent en arriver au conflit ! Et le dialogue ?

   
 
non-vérifié 
Mèzières Epône Nimes...
19 novembre 2009 12:01
Il faut bien prévoir de loger le personnel qui travaillera au circuit de F1....Et puis que les riverains s’inquiètent pas ils auront des véhicules électriques de fonction directement sortis de l’usine à Flins vous les entendrez pas partir le matin ni rentrer le soir....Seule ombre au tableau le stationnement il aurait fallu aérer un peu tout ça et la peur de l’inconnu.....Qui sont ils ? D’ou viennent ils ? ....D’un autre coté ce sont des consommateurs en puissance ça pourra faire travailler les rares commerces du coin car c’est connu le circuit ça donne F1 !
Site Internet : i

   
DANS LA MÊME RUBRIQUE