Le principe : Twitter, la plate-forme sociale de micro-blogging, vous permet d’envoyer des messages brefs, dits « tweets » (« gazouillis » en anglais).
D’où son surnom de « site à l’oiseau bleu ». Les internautes disposent alors de 140 caractères pour partager une information (qui peut aussi être un lien vers un autre site, un article, une image), à deux types d’amis. Les amis suivis, les « following », et les amis suiveurs, les « followers ».
Il y a cinq ans Tweeter émettait son premier gazouillis virtuel. Depuis, les politiques, d’abord réticent à son utilisation, s’y sont tous mis. A telle enseigne que tous les partis possèdent désormais leur compte.
Les « Tweetos » de la politique
Certains se limitent à un usage rudimentaire : simple partage d’agenda ou reprise d’un slogan de campagne. Les plus connectés partagent presque tout en live avec leurs « followers ». Benoît Hamon, le porte-parole du PS, véritable « heavy user », envoie en moyenne deux à trois messages par jour via la plate-forme de micro-blogging.
Sous pseudo ou à visage découvert (on se souvient de François Fillon, dont la présence sous pseudonyme fut vite repérée), on dénombre 200 ministres, élus ou personnalités politiques diverses sur le site à l’oiseau bleu.
Au premier rang des « tweetos » de la politique, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fut pionnière en la matière, totalise environ 100 000 followers (NKM, c’était déjà presque un pseudo Twitter en soi en même temps). Benoît Hamon (PS), avec environ 80 000 followers et François Hollande, candidat à la présidentielle (70 000 followers), complètent le podium. Suivent ensuite Laurent Wauquiez (57 000), Cécile Duflot (38 000) et Arnaud Montebourg (35 000).
Si l’on retrouve 6 personnalités du PS dans les 10 personnalités les plus suivies sur Twitter - Benoît Hamon, François Hollande, Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Anne Hidalgo et Ségolène Royal- l’UMP n’est pas en reste avec 20 des 31 ministres du gouvernement sur Twitter.
Quelques coups de bec valent parfois mieux qu’un long discours
Difficile de parler de fond avec seulement 140 caractères à disposition, mais quelques coups de bec valent parfois mieux qu’un long discours. « Ça oblige à la simplicité, à un sourire direct, à un coup de griffe » Pour François Bayrou, le président du Modem, ça a au moins le mérite d’être clair.
Twitter est aussi, voire surtout, un outil politique. Rebondir sur une polémique très médiatisée permet d’être présent publiquement dans le débat. Exemple avec Jean-Pierre Raffarin qui tweetait le 16 novembre dernier : « Je suis allé voir Claude Guéant pour obtenir l’assouplissement de sa circulaire sur les étudiants étrangers. »
Un bel exemple de « live-tweet », même si leur usage peut se révéler une lame à double tranchant. Gare à l’effet boomerang !
Le tweet devance donc de plus en plus la traditionnelle dépêche AFP. Les internautes ont souvent la primeur des réactions de nos politiques. Une chose est sûre en tout cas, d’ici mai 2012, on a pas fini d’entendre parler de « gazouillis ».



















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