Vous avez été nombreux à attirer mon attention sur l’utilisation du produit des amendes issu des radars. Je tenais donc à vous communiquer un certain nombre d’éléments sur ce sujet.
En effet, contrairement à ce qui peut être parfois dit, ce produit ne sert pas à alimenter le budget général de l’État, mais il est intégralement affecté à la sécurité routière.
Ainsi, pour l’année 2010, les 470 millions d’euros perçus au titre des radars ont été répartis de la manière suivante :
- 45% pour :
- l’installation et la maintenance des radars
- le traitement des infractions radars
- la modernisation du fichier du permis de conduire
- 55% pour l’amélioration des infrastructures, dont :
- 130 millions d’euros ont contribué au financement par les Collectivités territoriales d’opérations visant à améliorer les infrastructures de circulation et de transports en commun.
- 127 millions d’euros ont été alloués à l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF), et participent au financement de grands projets destinés à améliorer et à sécuriser les infrastructures de transports.
Le produit de l’année 2011, servira notamment à installer les 2 000 radars pédagogiques, qui sensibiliseront les conducteurs au respect des limitations de vitesse, sans les sanctionner. Ainsi, les panneaux signalant la présence de radars fixes seront progressivement enlevés à mesures que les radars pédagogiques seront installés.
A ce sujet, le ministère de l’Intérieur précise que « A la différence des panneaux actuels, qui sont à 400 mètres des radars fixes, les radars pédagogiques seront installés à des distances aléatoires variant de quelques mètres à quelques kilomètres en des lieux choisis au terme des réunions des commissions départementales ».













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