Sommaire
La taxe foncière grimpe dans beaucoup de communes et, pour une petite retraite, la note peut vite devenir un vrai problème. Sauf que passé un âge précis, vous pouvez légalement ne plus rien payer sur votre maison, sans forcément le savoir, si vos revenus restent sous un plafond fixé chaque année. Le point clé, c’est l’exonération totale après 75 ans, valable uniquement sur la résidence principale, avec une condition de ressources basée sur le revenu fiscal de référence de l’année précédente. Et là, détail qui compte, les plafonds bougent selon le nombre de parts, la situation de couple, et même certaines situations comme l’entrée en maison de retraite.
A lire absolument :
- Taxe foncière : ces villes qui ont vu leur taxe exploser en 2024,la vôtre est-elle sur la liste?
- La surprenante raison pour laquelle votre balcon pourrait faire flamber votre … taxe foncière cette année
- Abri de jardin : a-t-il un impact sur le montant de votre Taxe foncière ?
Impôts: l’exonération après 75 ans dépend du revenu fiscal de référence
Si vous avez 75 ans (ou plus) au 1er janvier de l’année d’imposition, vous pouvez être exonéré de taxe foncière sur votre résidence principale, à condition de rester sous un plafond de RFR. Pour la taxe foncière 2026, des montants circulent selon les barèmes publiés et repris par plusieurs publications, par exemple 12 793 pour une personne seule, 19 625 pour un couple, avec une majoration par demi-part.
Concrètement, imaginons Marc, 76 ans, veuf, propriétaire d’une petite maison. Son revenu fiscal de référence 2025 (celui regardé pour 2026) est de 12 500. Il est sous le plafond indicatif de 12 793 pour une personne seule, il coche l’âge, il occupe sa résidence principale, il peut donc entrer dans le champ de l’exonération totale. S’il dépasse le seuil, même légèrement, l’avantage peut sauter, et c’est là que beaucoup se font surprendre.
Nuance importante, il existe des chiffres différents selon les présentations, certains guides parlent aussi d’un plafond 2026 à 12 455 pour une personne seule. Ce décalage peut venir de mises à jour, de périmètres (métropole, parts, barèmes annuels), ou du fait que les seuils sont fixés par arrêté et évoluent. Moralité, on ne se fie pas à un seul article, on regarde son avis d’imposition et le RFR, puis on vérifie son éligibilité avec les critères officiels.
Couples, demi-parts et prolongation: ce que le fisc regarde vraiment
Le fisc ne se contente pas de l’âge, il regarde aussi la composition du foyer. Si vous êtes mariés ou pacsés, c’est le RFR du foyer qui compte, pas celui de chacun. Et point plutôt protecteur, si un seul des deux conjoints a l’âge requis, l’exonération peut bénéficier à tout le foyer, tant que les ressources restent sous le plafond applicable. C’est une règle qui évite des situations absurdes quand l’un a 76 ans et l’autre 72.
Les plafonds augmentent avec le nombre de parts. Pour 2026, une majoration de 3 416 par demi-part supplémentaire est mentionnée dans les chiffres repris par la presse spécialisée. Exemple simple, un couple avec une demi-part en plus, parce qu’il y a une personne à charge au sens fiscal, voit son plafond relever d’autant. Ça peut faire basculer un dossier du mauvais côté vers le bon, surtout quand on est juste au-dessus du seuil de base.
Autre règle à connaître, si vous perdez votre droit à exonération parce que vos revenus remontent, il existe un mécanisme de maintien temporaire décrit par l’administration, avec une prolongation sur deux ans, puis des abattements dégressifs les deux années suivantes. Sur le papier, c’est rassurant, mais ce n’est pas un « chèque en blanc », la taxe peut revenir progressivement. Et si vous anticipez une hausse de revenus, vous avez à le prévoir, plutôt que de découvrir la hausse au moment de l’avis.
Maison de retraite, Aspa, TEOM: les cas où tu crois être exonéré, mais non
La résidence principale, c’est la base. Mais il existe un cas très concret, l’entrée en EHPAD ou en maison de retraite. Si vous quittez votre logement pour un établissement, vous pouvez conserver l’exonération pour l’ancien logement, à condition de garder la jouissance exclusive, donc ne pas le louer et ne pas le prêter. Si le conjoint continue d’y vivre, la condition reste remplie. C’est un point souvent ignoré par les familles, alors que les montants en jeu sont élevés.
Il y a aussi des exonérations liées à certaines allocations, comme l’Aspa ou l’AAH, sous conditions. Et pour les 65-74 ans, pas d’exonération totale liée à l’âge, mais un dégrèvement de 100 € peut s’appliquer automatiquement si les ressources sont dans les clous. Autrement dit, avant 75 ans, on parle plutôt d’un coup de pouce, après 75 ans, on peut parler d’une disparition complète de la taxe, mais seulement pour les foyers modestes.
Dernier piège, même quand on est exonéré de taxe foncière, tout ne disparaît pas. La TEOM, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, reste due. Beaucoup de retraités voient « exonération » et pensent que la ligne entière s’efface. Résultat, incompréhension, appels au centre des finances publiques, et parfois suspicion d’erreur. Le bon réflexe, c’est de lire les lignes en détail, et si votre situation a changé (déménagement, variation de revenus, entrée en établissement), vous informez l’administration et vous gardez les justificatifs prêts.
Après une carrière dans le commerce, j’ai changé de métier il y a plusieurs années pour devenir rédactrice spécialisée dans la maison. Vous découvrirez sur ce site mes articles liés à l’énergie (pompe à chaleur, poêle, solaire, …), décoration et bricolage.