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Une villa perchée sur les hauteurs de Saint-Tropez, une vue qui porte jusqu’au golfe, et une pièce qui intrigue tout le monde, une salle de projection privée. Eddy Mitchell et sa femme Muriel possèdent depuis longtemps cette bastide devenue un refuge loin du bruit, un endroit où l’artiste dit passer de longs séjours, avec des repas sans aucun téléphone portable. Le décor est idyllique, mais le prix, lui, a longtemps pesé. Car derrière la carte postale, il y a une réalité très concrète: l’achat a été décrit comme faramineux, au point qu’Eddy Mitchell a reconnu qu’au départ, il n’en avait pas les moyens. Il a raconté qu’il n’avait pas 500 briques devant lui, et que le vendeur lui avait proposé un crédit gratuit sur dix ans. Une formule rare, qui dit beaucoup sur l’époque de l’achat et sur la négociation.
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Saint-Tropez, une bastide isolée sur les hauteurs
La maison est présentée comme une bastide perchée sur les hauteurs de Saint-Tropez, à l’écart du tumulte associé au village. Pour y accéder, il faut, selon une visite relatée dans la presse, grimper un chemin étroit et abîmé. C’est un détail qui compte, on est loin des images de port saturé en été, et plus proche d’un coin boisé, presque retiré, où l’on vient se couper du monde.
Eddy Mitchell explique y passer presque la moitié de l’année, signe que ce n’est pas une simple résidence secondaire utilisée deux semaines en août. Il insiste sur l’attachement ancien au lieu, découvert adolescent, et sur l’idée d’un point d’ancrage familial. Il évoque ses enfants qui s’y régalent, et des amis qui y trouvent aussi leur place, ce qui suggère une maison pensée pour recevoir.
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Le parallèle avec d’autres propriétés très protégées du secteur, comme celles de personnalités connues, revient souvent dès qu’on parle de ce type de localisation tropézienne. C’est logique, sur ces hauteurs, l’isolement se paie autant que la vue. Et c’est là qu’il faut nuancer: le calme a un coût permanent, entretien, accès, sécurité, sans parler des charges locales, même quand la maison sert de refuge discret.
Une salle de cinéma privée, pièce maîtresse du lieu
Dans cette villa, la pièce qui marque les esprits, c’est la salle de cinéma privée, décrite comme la pièce maîtresse. Pour un artiste dont la carrière navigue entre chanson et cinéma, l’équipement colle au personnage. Ce n’est pas un gadget décoratif, c’est un usage: regarder, projeter, recevoir des proches autour d’un film, dans un cadre contrôlé, loin des regards.
La maison est aussi décrite comme lumineuse et conviviale, avec une vue exceptionnelle sur le golfe au loin. Là encore, on est sur des marqueurs classiques de l’immobilier haut de gamme, orientation, ouverture, panorama. Mais ce qui ressort surtout, c’est l’idée d’un quotidien ralenti, des repas sans téléphone, des séjours longs ; une forme de discipline personnelle, presque à contre-courant de l’hyper-connexion.
Ce choix raconte aussi une tendance plus large, les résidences de célébrités ne sont plus seulement des vitrines, elles deviennent des bulles. Le cinéma privé, par exemple, évite les sorties publiques, réduit l’exposition, et transforme la maison en destination complète. Mais il faut garder la tête froide, ce type d’aménagement gonfle les coûts d’installation et de maintenance, et il n’efface pas la question centrale: « combien coûte, au fil des ans, le privilège d’un tel confort? »
Un achat trop cher financé sur dix ans
Eddy Mitchell a eu des mots très directs sur l’achat, la maison de Saint-Tropez lui coûte une fortune. Il a même expliqué qu’au départ il n’en avait pas les moyens, faute d’avoir 500 briques disponibles. C’est une confession rare dans un milieu où l’on entretient souvent l’idée d’une aisance sans limites, et ça remet de la réalité dans l’histoire, même une star négocie et étale un paiement.
La solution trouvée, un crédit proposé par le vendeur, sur dix ans, et présenté comme gratuit, est un élément clé. Ce montage dit deux choses: d’abord l’envie du vendeur de conclure, ensuite la capacité d’Eddy Mitchell à sécuriser un accord qui rend le projet possible. Dans l’immobilier, des facilités de paiement existent, mais elles restent inhabituelles à ce niveau, et elles supposent une confiance forte dans l’acheteur.
Ce type d’arrangement éclaire aussi la mécanique des fortunes immobilières: ce n’est pas seulement le prix d’achat, c’est la durée, les frais, la gestion, l’entretien, et la valeur symbolique. Eddy Mitchell dit ne pas aimer les voitures, et avoir plutôt investi dans des maisons. C’est un choix patrimonial, mais il expose aussi à des coûts fixes, et à une dépendance au marché local, même quand on ne regrette pas l’achat.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.