Immobilier État des lieux des taux des prêts immobiliers en Septembre 2019

État des lieux des taux des prêts immobiliers en Septembre 2019

taux immobilier septembre 2019

Les principaux acteurs de l’immobilier ont les yeux rivés sur l’évolution des taux d’emprunt immobilier au cours de ces neuf derniers mois, période à laquelle une tendance baissière a été enregistrée de semaine en semaine. Si tout semble être très calme entre juillet et août, les dernières statistiques ont encore montré une baisse des taux en septembre 2019. Ce sont les emprunteurs avec des dossiers de financement solides qui profitent de cette aubaine, alors autant soigner ces derniers pour bénéficier pleinement de ces taux toujours en baisse.

Été 2019 : la baisse des taux se poursuit ?

Les taux d’emprunt immobilier ont connu des baisses considérables depuis 10 ans et beaucoup de ménages se demandent s’il est temps d’investir dans la pierre. D’autant plus que cette tendance baissière se poursuit en juin 2019 jusqu’à atteindre, voire dépasser le record historique de l’automne 2016. Pour preuve, il est actuellement possible d’obtenir un taux d’intérêt de 1% sur 20 ans à condition de présenter un dossier fiable.

Pour cette rentrée 2019, on peut dire que les indices restent stables et l’augmentation des taux ne devrait pas se faire dans l’immédiat. Pour les établissements bancaires, il ne leur reste qu’environ trois mois pour atteindre leurs objectifs commerciaux annuels. Dans cette optique, la meilleure stratégie pour séduire de nouveaux clients est d’améliorer les conditions d’octroi de crédit immobilier.

Pourquoi les taux de prêt immobilier sont-ils encore en baisse ?

Fidèles à leurs habitudes, les organismes de crédits ont tendance à relever leurs taux d’emprunt durant la période estivale afin d’éviter une accumulation trop importante de dossiers. Mais la donne a complètement changé cette année pour de nombreuses raisons.

De prime abord, le taux directeur de la BCE (Banque centrale européenne) a encore baissé de 10 points de base alors qu’il est déjà négatif, soit de -0,40% à -0,50%. L’idée est d’encourager les établissements de crédits à réintroduire leurs liquidés dans l’économie grâce au prêt et ainsi renforcer l’emploi et la consommation. Concrètement, pour 1 000 euros de liquidités placées chez la BCE, la banque ne récupère que 995 euros. Elle préfère ainsi accorder un crédit, même à taux très bas, plutôt que verser 0,5% auprès de la BCE pour déposer ses liquidités inutilisées.

Qu’à cela ne tienne, les banques adoptent toutes une stratégie identique, c’est de placer leurs liquidités auprès de la BCE via le crédit. De ce fait, elles se livrent inévitablement une rude concurrence afin de séduire les meilleurs profils. Et logiquement, cette dernière accentue la baisse des taux d’emprunt immobilier.

Les taux de crédit immobilier vont-ils remonter ?

Pour l’heure, la Banque Centrale Européenne ne semble pas vouloir augmenter son taux directeur. Selon la future dirigeante de l’institution, Christine Lagarde, la tendance des taux bas devrait être maintenue pendant quelques mois.

De leur côté, les établissements de crédits semblent maintenir leur politique de taux bas et se concentrent davantage sur la stabilité. En témoignent d’ailleurs les Obligations Assimilables au Trésor (OAT) sur 10 ans qui restent stables, soit environ 0,70%. Pour rappel, il s’agit d’emprunts émis par le gouvernement sur le long terme afin de se financer. Concrètement l’OAT est l’équivalent du taux rémunérateur d’un placement à moyen terme pour les organismes de crédits. Si l’OAT diminue, les taux d’emprunt feront de même et inversement en cas d’augmentation.

Au niveau du taux Euribor, aucune évolution particulière n’a été constatée. Il est toutefois recommandé de souscrire des crédits à taux fixes, notamment en cette période de taux historiquement bas.

Bon à savoir : les établissements bancaires actuels recherchent les meilleurs profils, donc les ménages ayant des dossiers fiables et solides. De nombreux critères sont ainsi pris en compte, notamment la profession de l’emprunteur, ses revenus et leur régularité, ses habitudes d’épargne et de dépenses, ses autres crédits, etc.