Villa à Hancock Park
Villa des Osbourne à Hancock Park en vente à 17 M$

La demeure de Sharon Osbourne, partagée avec Ozzy Osbourne, est de nouveau proposée à la vente à 17 millions de dollars dans le quartier de Hancock Park, à Los Angeles. La propriété affiche des mensurations de « trophy estate » avec sept chambres, 11 salles de bain et une maison principale d’environ 10 200 pieds carrés, complétée par un appartement d’amis. Le dossier n’est pas neuf, la maison avait déjà été mise sur le marché en 2022, d’abord à 18 millions, puis à 17,5 millions, avant d’être retirée. Cette fois, la vente intervient après la mort d’Ozzy en 2025, et relance une question très concrète, combien vaut, aujourd’hui, un morceau d’Hollywood préservé, modernisé, et protégé derrière de hauts portails.

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Carolwood Estates affiche 17 M$ pour 7 chambres

La mise en vente est portée par Carolwood Estates, avec un prix affiché de 17 M$ pour une propriété située à environ deux miles au sud d’Hollywood. Le quartier de Hancock Park est connu pour ses grandes parcelles et ses maisons anciennes, et la confidentialité est clairement un argument, la demeure est décrite comme installée derrière de hauts portails, un détail qui compte dans ce segment.

La trajectoire du prix raconte aussi l’état du marché des biens très haut de gamme. Les Osbourne avaient acheté la maison en 2015 pour 11,85 M$. Entre l’achat et le prix actuel, l’écart est net, mais il faut intégrer des années de restauration et d’entretien, présentés comme méticuleux, avec une recherche de « craftsmanship » rarement trouvée aujourd’hui. Sur ce type de bien, on paie autant l’adresse que la capacité à éviter des travaux lourds.

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Nuance, le ticket reste massif et la revente n’est pas automatique. La première tentative de 2022 s’est soldée par un retrait, après une baisse de prix. Un agent immobilier local, Pete Buonocore, souligne que de nombreuses maisons du secteur se trouvent dans des zones de préservation historique, ce qui impose de conserver le caractère architectural. C’est séduisant sur le papier, mais ça peut aussi freiner certains acheteurs, car les marges de transformation sont plus encadrées.

A. K. Kellogg signe une villa 1929 au style Spanish Revival

La maison a été conçue en 1929 par l’architecte A. K. Kellogg, avec une identité Spanish Revival revendiquée. L’enjeu, pour les propriétaires successifs, a été de garder la signature d’époque tout en la mettant au niveau des standards actuels. La restauration est décrite comme attentive, avec une conservation de l’architecture historique et l’ajout de luxes modernes, un équilibre rarement simple quand tu touches à un bâti de près d’un siècle.

À l’intérieur, la distribution met l’accent sur la réception. Le niveau principal comprend un grand hall, une salle à manger formelle, un salon et une bibliothèque aux boiseries. L’un des éléments les plus singuliers reste une cheminée associée à un bar intégré, pensée comme un clin d’oeil au glamour du vieil Hollywood. Détail très « collectionneur », des signatures de visiteurs célèbres y sont gravées, dont Natalie Wood, Rita Moreno ou Mel Tormé.

À l’étage, on retrouve quatre chambres en suite, pour un total annoncé de 7 chambres et 11 salles de bain sur l’ensemble du domaine. La cuisine de chef s’ouvre sur des espaces de vie plus quotidiens, avec une articulation directe vers l’extérieur, un point devenu central à Los Angeles. Un expert en rénovation patrimoniale, Marc Delcourt, résume ce type d’opération en une phrase : « La valeur se joue dans ce que tu ne vois pas, la cohérence des matériaux, la circulation, et la capacité à moderniser sans effacer l’époque ».

Piscine en mosaïque, pizza oven et jardin sur un demi-acre

Dehors, la propriété s’appuie sur un terrain d’environ un demi-acre, avec pelouse, jardins manucurés et une piscine habillée de mosaïque posée à la main. La mise en scène vise clairement l’usage familial et la réception, avec un espace repas extérieur, un pizza oven et un barbecue. Dans un marché où l’on compare vite les biens, ces équipements deviennent des « must-have » plus que des bonus, surtout à ce niveau de prix.

Le plan comprend aussi une dimension pratique, la maison principale est complétée par un guest apartment, utile pour loger de la famille, du personnel, ou créer un bureau séparé. Le rez-de-chaussée annonce aussi des espaces pouvant convenir à du staff ou à un home office, et un screening room au niveau inférieur est présenté comme un lieu qui « exsude » la magie du vieil Hollywood. L’ensemble colle à une demande actuelle, vivre grand, mais segmenter les usages.

Le contexte Osbourne pèse dans la lecture du bien, sans être l’unique moteur. Sharon et Ozzy s’y étaient installés en « empty-nesters », et Sharon a partagé son temps entre Los Angeles et une autre propriété en Angleterre, où ils sont nés. À noter, leur émission de téléréalité n’a pas été tournée dans cette maison, ce qui limite l’effet « lieu culte » pour les fans. Mais la combinaison Hancock Park, 1929 et restauration haut de gamme suffit souvent à attirer des acheteurs qui veulent du cachet, sans renoncer au confort contemporain.