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Prix de l'immobilier neuf de nouveau en hausse à Paris

À Paris, le signal est clair : après près de trois ans de correction, les prix repartent à la hausse, et le neuf donne le tempo. Les dernières tendances convergent vers une progression modérée en 2026, de l’ordre de +2 à +3% sur l’année, dans un marché qui se « débloque » plus qu’il ne s’emballe. Dans le même temps, les repères de prix restent très contrastés. Le mètre carré se situe à 9 600 €/m² au quatrième trimestre 2025 selon les Notaires du Grand Paris, avec une hausse de +1,4% sur le trimestre. L’écart entre arrondissements demeure spectaculaire, de 7 560 €/m² dans le XIXe à 13 400 €/m² dans le VIe, ce qui pèse directement sur les arbitrages des ménages.

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Les Notaires du Grand Paris observent un retour de hausse

Le marché parisien sort lentement de sa phase de baisse, amorcée durant l’été 2023. Un marqueur a frappé les esprits : le prix moyen est repassé sous la barre des 10 000 euros le mètre carré, et il s’y maintient encore. Mais la dynamique change, avec un niveau à 9 600 €/m² fin 2025 et une progression de +1,4% sur le trimestre, signe d’un plancher qui se consolide.

La géographie des prix reste, elle, très hiérarchisée. Seuls dix arrondissements, les neuf premiers et le XVIe, dépassent 10 000 €/m². Dans le détail, l’amplitude est massive : de 7 560 €/m² dans le XIXe à 13 400 €/m² dans le VIe. Ce différentiel continue d’alimenter un marché à plusieurs vitesses, où l’adresse compte autant que la surface.

Prix de l’immobilier en hausse à Paris : découvrez les 5 seuls arrondissements qui surprennent en 2026

Ce redémarrage s’explique aussi par un comportement d’acheteurs plus offensif. Plusieurs professionnels décrivent des biens qui se vendent plus vite en ce début 2026, parfois jusqu’à deux fois plus rapidement, lorsque le produit est « propre » et correctement positionné. La nuance, c’est que cette reprise ne gomme pas la sélectivité : les ménages négocient, comparent, et privilégient les logements sans gros travaux.

Imop constate une hausse plus visible dans l’immobilier neuf

Dans le neuf, la hausse ressort davantage. Des estimations évoquent une progression d’environ +5% du prix au mètre carré, ce qui tranche avec la retenue observée plus largement sur l’ancien. Cette différence s’explique par la rareté de l’offre neuve dans Paris intra-muros, mais aussi par des attentes de qualité, d’isolation et d’équipements, devenues centrales dans les décisions d’achat.

Cette remontée ne signifie pas que tout le monde paie plus cher partout. Les fourchettes restent larges, avec des niveaux bas autour de 7 800 à 8 000 €/m² dans des secteurs périphériques ou moins prisés, et des niveaux hauts autour de 14 500 €/m² et plus dans les zones centrales très recherchées. Le neuf, souvent implanté sur des opérations limitées, peut accentuer ces écarts selon l’emplacement exact.

Le marché se remet aussi à tourner parce que les transactions se fluidifient. L’idée dominante chez plusieurs analystes, c’est que les ménages intègrent progressivement qu’une nouvelle baisse marquée n’est pas le scénario central, ce qui réduit l’attentisme. Laurent Sabouret, co-fondateur d’Imop, parle d’une stabilisation avec des prix qui « remontent très légèrement » pour les bons produits, et d’acheteurs plus sélectifs, ce qui cadre avec une reprise sans euphorie.

Les loyers à 33,20 €/m² renforcent la pression sur les prix

Le locatif ajoute une couche de tension. En avril 2026, le loyer moyen atteint 33,20 €/m², en hausse de +3,5% sur un an. Dans les arrondissements centraux, des niveaux allant jusqu’à 38 €/m² sont évoqués. Quand les loyers montent plus vite que les prix, l’envie d’acheter peut revenir, au moins pour sécuriser un logement, même si le calcul financier reste serré.

Pour les investisseurs, la réalité est plus froide : la rentabilité brute tourne autour de 3 à 4,5% selon les secteurs. Autrement dit, Paris reste un placement jugé robuste sur le long terme, mais la performance immédiate est limitée sans stratégie, ni maîtrise du prix d’entrée. Le neuf peut séduire par sa qualité et ses charges parfois mieux maîtrisées, mais il se paie souvent plus cher, ce qui comprime mécaniquement le rendement.

La comparaison avec d’autres métropoles aide à relativiser. Au niveau national, l’Indice des Prix de l’Immobilier enregistre une hausse contenue de +0,8% sur un an, tandis que certaines grandes villes affichent des progressions plus nettes, comme Bordeaux (+3,6%) ou Lyon (+2,5%). Paris est citée autour de +2,3% dans ces tendances, ce qui colle à une reprise graduelle. Mais le point de vigilance reste l’accès au marché : si les prix repartent trop vite, la fenêtre créée par trois ans de baisse peut se refermer rapidement.