Sommaire
471 millions d’euros pour un seul appartement, c’est le nouveau plafond du marché mondial. À Monaco, l’oligarque ukrainien Rinat Akhmetov a acquis un bien de 2 500 m², présenté comme la vente immobilière individuelle la plus chère jamais enregistrée. Le logement se situe dans le quartier flambant neuf de Mareterra, au sein de l’immeuble Le Renzo. Le ticket d’entrée donne accès à un format hors norme, cinq étages, 21 chambres, une piscine privée et huit places de parking, avec vue sur la Méditerranée. La transaction, finalisée en 2024 selon les informations rapportées par Bloomberg et reprises en France, devient un marqueur, à la fois de la rareté du foncier monégasque et de la capacité des ultra-riches à payer comptant l’exclusivité, même en période de tensions géopolitiques.
A découvrir :
- Rinat Akhmetov achète à Monaco un appartement à 471 millions d’euros, record mondial immobilier
- Hauts-de-France, Normandie, PACA… ces secteurs où le crédit immobilier affiche des taux record en 2026
- Romain-sur-Meuse : le village qui fait mentir la crise avec 250 m² pour seulement 49 000 €
Le Renzo à Mareterra fixe un seuil à 471 millions d’euros
Le décor, c’est Mareterra, aussi appelé le Portier, un quartier livré fin 2024 et pensé pour capter une clientèle mondiale. Sur place, les prix annoncés tournent autour de 100 000 le m², avec des premières ventes évoquées entre 80 000 et 100 000 €. Fais le calcul, sur 2 500 m², on arrive déjà à une base théorique énorme, avant même de parler de la rareté d’un lot sur cinq niveaux.
L’appartement acheté par Rinat Akhmetov coche toutes les cases du « trophée », cinq étages, 21 chambres, une piscine, un jacuzzi, des balcons, et huit parkings. Ce type de produit ne se compare pas à un penthouse classique, il se compare à une collection, comme une oeuvre unique. D’un point de vue immobilier, le prix raconte surtout la prime d’exception, l’adresse, la sécurité, la discrétion, et la possibilité d’acheter un morceau de littoral monégasque.
Xavier Niel achète le 114 rue de Grenelle : une acquisition à plusieurs dizaines de millions
Un agent immobilier installé entre Monaco et la Côte d’Azur résume la mécanique: « A ce niveau, ce n’est plus le mètre carré qui décide, c’est le fait qu’il n’y en ait qu’un ». Le quartier intègre aussi une marina de 16 anneaux, une extension du Grimaldi Forum, un parc d’environ 1 hectare et une promenade littorale de 500 mètres. Ça compte, parce que l’environnement urbain devient une partie du produit, et le record à 471 millions sert de nouvelle référence à toute la zone.
Rinat Akhmetov : fortune industrielle et investissements internationaux de long terme
Rinat Akhmetov est présenté comme l’homme le plus riche d’Ukraine, avec une fortune estimée à 7,8 milliards de dollars selon Forbes, et il dirige System Capital Management (SCM), un conglomérat actif dans la métallurgie, les mines et l’énergie. Dans une déclaration rapportée, sa holding explique détenir depuis plus de dix ans un portefeuille immobilier international « de premier ordre », et mentionne un investissement sur le marché primaire dès 2021 dans le projet.
Le même profil d’acheteur avait déjà fait parler sur la Côte d’Azur. En 2019, il avait racheté pour 200 millions d’euros une villa historique à Saint-Jean-Cap-Ferrat, anciennement liée au roi Léopold II de Belgique. La comparaison est utile, 200 millions pour une propriété iconique, puis 471 millions pour un appartement, ça montre l’accélération du segment « ultra-prime » et l’idée qu’un bien peut devenir un actif de prestige autant qu’un lieu de vie.
La nuance, c’est que ces montants choquent, et pas seulement par jalousie. Un économiste du logement, Marc D., observe que ce type de record « fabrique un effet vitrine », qui peut pousser les vendeurs à surévaluer des biens moins exceptionnels. Monaco reste un micro-marché, mais les références monégasques contaminent vite les communes voisines. Et dans le même temps, l’existence de ventes à 76 millions d’euros dans le quartier rappelle que même le « moins cher » de Mareterra reste hors d’atteinte pour 99,9% des gens.
Le record de Monaco relance le débat sur le luxe en temps de guerre
Le timing interpelle parce que l’acheteur est ukrainien, et que la guerre structure encore l’actualité européenne. Rinat Akhmetov a pris publiquement position, il a dénoncé des crimes de guerre, salué les sanctions occidentales, et cédé son empire médiatique à l’État ukrainien. Il explique que, « en temps de guerre », ses activités se concentrent sur le soutien aux gens et à l’armée pour défendre la souveraineté du pays. Selon le Financial Times, il aurait déjà versé plus de 100 millions d’euros d’aide à Kiev.
Ce contraste, 471 millions d’euros pour un appartement, plus de 100 millions d’aide annoncée, nourrit deux lectures opposées. D’un côté, certains y voient une preuve qu’un grand patron peut financer des actions humanitaires tout en gérant un patrimoine international. De l’autre, la dépense symbolise l’écart entre l’économie réelle et l’économie de l’hyper-luxe, surtout quand la communication autour du soutien à l’effort de guerre existe déjà.
Sur le marché, l’achat confirme surtout « l’insolente santé » de l’immobilier monégasque. La rareté du foncier, la sécurité juridique et la demande mondiale créent une dynamique où les records deviennent des outils de valorisation. Un promoteur local glisse que Mareterra a été conçu pour « tenir » sur plusieurs cycles, grâce à des équipements publics, marina, parc, promenade, qui augmentent l’attractivité du quartier. Le record à 471 millions ne dit pas que tout va monter partout, mais il fixe une borne, et il rappelle que Monaco reste un laboratoire extrême du capital immobilier mondial.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.