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Mulhouse et Saint-Étienne dominent les classements récents des villes françaises les plus rentables pour un investissement locatif, avec des rendements bruts à deux chiffres, jusqu’à 11,3 %. Derrière, une série de villes moyennes affichent des niveaux encore élevés, souvent entre 6 % et 8 %, portées par des prix d’achat plus accessibles que dans les métropoles. Le point commun est simple : vous achetez moins cher, tout en louant à des niveaux qui restent soutenus. Mais attention, le rendement brut ne dit pas tout ; vacance, travaux, gestion, fiscalité peuvent rogner la performance réelle. Les données disponibles, établies sur des périodes récentes, montrent aussi un contexte favorable, avec des taux d’emprunt qui ont reculé après un pic, pendant que les loyers progressaient.
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Mulhouse et Saint-Étienne dépassent 11 % de rendement brut
En tête, Mulhouse affiche 11,3 % de rendement locatif brut, avec un prix moyen autour de 1 377 €/m² et un loyer moyen de 13 €/m². Ce niveau place la ville à part, parce que l’équation prix d’achat bas, loyers corrects, reste rare à cette échelle. Le positionnement transfrontalier est souvent cité comme moteur, des actifs travaillent côté Suisse ou Allemagne, tout en se logeant sur un marché plus abordable.
Juste derrière, Saint-Étienne tourne autour de 11 %, avec environ 1 200 €/m² à l’achat et 11 €/m² de loyer. La ville compte 27 000 étudiants, un chiffre qui pèse lourd dans la stabilité de la demande, surtout sur les studios et petits T2. Des quartiers sont régulièrement mis en avant pour l’investissement, comme Badouillère ou Manufacture – Plaine Achille, où l’offre et la demande se rencontrent plus facilement.
Rendement locatif : le top des villes françaises où investir en 2026
La nuance, c’est que ces rendements très élevés signalent aussi des marchés plus sensibles, avec des écarts de qualité importants entre immeubles et micro-quartiers. Un investisseur qui vise le « 10 % » sur le papier peut se retrouver avec des charges, des travaux ou une vacance plus forte que prévu. Le bon calcul consiste à confronter le rendement brut à une estimation prudente du net, et à vérifier la liquidité, revendre vite n’est pas toujours garanti dans ces villes.
Le Mans, Limoges et Amiens visent 7 à 8 %
Dans le groupe suivant, Le Mans ressort souvent autour de 8 % selon certains classements, même si d’autres estimations le placent plus près de 6,3 %. Cette dispersion rappelle un point clé : le rendement dépend fortement du type de bien, du quartier et du niveau de loyer atteignable. Le marché manceau est décrit comme porté par une demande étudiante et de jeunes actifs, ce qui favorise les petites surfaces et les logements bien situés.
Limoges se situe autour de 7,4 % dans un tableau récent, et monte jusqu’à 8,6 % dans une autre sélection. Là encore, la lecture est la même : les prix d’achat restent contenus, ce qui amplifie mécaniquement la rentabilité brute. Pour un investisseur, l’intérêt est de pouvoir entrer sur le marché avec un budget plus faible qu’à Lyon ou Bordeaux, tout en conservant un niveau de loyer compatible avec la demande locale.
Amiens figure aussi parmi les villes régulièrement citées, avec 7,8 % dans certains classements, et environ 5,8 % dans d’autres. Ce grand écart peut venir des hypothèses de prix et de loyers, ou du fait qu’on compare des segments différents, studio, T2, maison. Le point positif, c’est que les villes à 7-8 % laissent souvent plus de marge pour absorber une hausse de charges ou un mois de vacance, là où un rendement à 4-5 % pardonne beaucoup moins.
Perpignan, Tourcoing et Le Havre restent au-dessus de 6 %
Pour compléter un « top 8 » cohérent à partir des données disponibles, Perpignan apparaît autour de 6,9 % dans un tableau, et à 7,1 % dans une autre liste. La ville illustre un profil recherché en période d’incertitude, un prix d’achat relativement bas, un niveau de loyer qui tient, et une rentabilité brute qui reste supérieure à la plupart des grandes métropoles. C’est typiquement le genre de marché où la sélection du bien, état, emplacement, copropriété, fait la différence.
Tourcoing, parfois regroupée avec Roubaix dans certaines présentations, est mentionnée à 7,3 % dans un classement, et bénéficie aussi d’un prix au mètre carré donné à 1 920 € dans un tableau d’évolution. L’intérêt, c’est la proximité d’un bassin d’emploi dense dans les Hauts-de-France, mais il faut accepter un travail plus fin sur la gestion locative et la qualité des secteurs. Le rendement élevé est un aimant, mais il ne remplace pas l’analyse de la demande locative réelle.
Le Havre figure autour de 6,8 %, et Rouen est souvent citée à 6,3 % dans les mêmes listes, ce qui montre une dynamique intéressante en Normandie. L’argument mis en avant est une demande locative soutenue, notamment via l’attraction de l’axe parisien. Le revers, c’est que viser « plus de 6 % » impose de rester discipliné sur le prix d’achat, car un achat trop cher, même dans une ville rentable, fait retomber la performance très vite.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.