Sommaire
Line Renaud, 97 ans, a déjà balisé l’après. Dans plusieurs prises de parole récentes, l’artiste a évoqué le sort de sa villa de Rueil-Malmaison, surnommée La Jonchère, un lieu discret mais central dans sa vie. Et le nom qui revient n’est pas celui que beaucoup imaginaient: Dany Boon. Elle dit le considérer comme un fils, au point d’avoir demandé la permission à sa mère, et elle confie espérer le voir s’y installer, même si elle ne lui en a jamais parlé.
A lire absolument :
- La Vigie, villa de 600 m² de Karl Lagerfeld, se loue 32 500 € la semaine sur la Côte d’Azur
- Hancock Park : l’ancienne villa de Sharon et Ozzy Osbourne à 17 M$ cache un détail qui fait craquer les acheteurs
- Village olympique : pourquoi ces logements neufs en Seine-Saint-Denis trouvent-ils si peu preneurs ?
Le sujet fait parler parce qu’il mélange trois choses qui déclenchent vite des débats: une maison chargée d’histoire, une succession organisée autour d’un fonds de dotation, et une personnalité très populaire. Vous voyez vois le tableau ? Ce n’est pas juste une histoire de murs. Entre l’idée d’un héritage affectif, la possibilité d’une vente et la place de proches comme Claude Chirac et Muriel Robin, la question n’est pas seulement « qui récupère quoi », mais « qui porte quoi, et à quel prix ».
La Jonchère à Rueil-Malmaison, 78 ans d’histoire
La Jonchère n’est pas une résidence secondaire posée là pour la photo. Line Renaud y vit depuis près de 78 ans, une durée qui dépasse la plupart des carrières et des vies publiques. La propriété a été achetée en 1948 avec son mari Loulou Gasté, à une époque où, de son propre aveu, on les a pris pour des fous. Dans ses souvenirs, le terrain n’était même pas raccordé à l’eau ou à l’électricité, et l’accès n’avait rien d’évident.
Après l’achat, la maison a changé de statut plusieurs fois. Elle a longtemps été un chantier permanent, Line Renaud racontant l’avoir restaurée de la cave au grenier et même agrandie. Dans ses mots, cette demeure a d’abord ressemblé à un gouffre financier avant de devenir un havre de paix. Et c’est là que ça coince pour l’avenir: une grande maison, même aimée, coûte cher à maintenir, surtout quand elle est ancienne et qu’elle a été transformée au fil des décennies.
Le marché local ajoute une couche de tension. Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, fait partie des communes où l’immobilier se négocie à des niveaux élevés, ce qui attire les convoitises et nourrit les fantasmes. On peut aimer l’histoire du lieu et, en même temps, comprendre qu’il devient un objet patrimonial à part entière. Dans ce contexte, chaque phrase sur « qui vivra là après moi » déclenche des interprétations, parfois très éloignées de l’intention de départ.
Line Renaud cite Dany Boon comme « fils » pressenti
Le point qui surprend, c’est la place accordée à Dany Boon. Line Renaud ne parle pas d’un héritier « logique » au sens familial, puisqu’elle n’a pas d’enfant, mais d’un lien choisi. Elle dit de lui: « C’est mon fils un peu », et précise avoir demandé la permission à sa mère, une façon de marquer la proximité sans jouer la provocation. Ce n’est pas une formule de promo, c’est une manière de définir une relation dans la durée.
Sur la villa, sa position est plus nuancée qu’un simple « je lui donne ». Elle explique qu’elle aimerait bien connaître les personnes qui habiteront La Jonchère après elle, et qu’elle pourrait chercher avant de partir, en organisant une sorte de viager, pour savoir qui vivra là. Dans l’idéal, elle aimerait que Dany Boon s’y installe, mais elle reconnaît ne pas lui en avoir parlé. Dit autrement, le souhait est clair, le dispositif reste ouvert.
Pourquoi ça réagit déjà? Parce que le public projette vite. Certains y voient un geste affectif cohérent, d’autres une décision qui pose des questions de symbole: une maison associée à un couple, Line Renaud et Loulou Gasté, transmise à une star du cinéma populaire, ça fait discuter. Et il y a aussi une critique qu’on entend souvent, même si elle est parfois injuste: quand une célébrité évoque sa succession, beaucoup cherchent une « stratégie », alors que le sujet, ici, ressemble surtout à une tentative de maîtriser l’après.
Le fonds Line Renaud-Loulou Gasté peut vendre la villa
Le cadre n’est pas celui d’un testament classique. Line Renaud a mis sur les rails un fonds de dotation au nom de Line Renaud-Loulou Gasté, pensé pour faire vivre ses engagements. Elle explique que ce fonds verse chaque année des sommes, notamment pour un médecin qui fait avancer son domaine, pour Sidaction, et pour une association. Ce point est central: l’héritage n’est pas seulement immobilier, il est aussi organisé autour d’une continuité d’actions.
Et c’est là que la villa devient un cas pratique. Line Renaud le dit sans détour: le fonds devra peut-être vendre La Jonchère parce que l’entretenir n’est pas donné. Dans une logique de gestion, une propriété peut devenir un actif à arbitrer, surtout si les charges, les travaux et le fonctionnement pèsent sur un dispositif qui finance aussi des causes. Ce n’est pas glamour, mais c’est souvent la réalité, y compris pour des maisons très aimées.
Dans cette organisation, elle a aussi identifié des relais de confiance: Claude Chirac et Muriel Robin prendront la relève, dit-elle, en parlant de celles qu’elle considère comme ses filles de coeur. Concrètement, ça dessine une gouvernance, avec des proches et un fonds, plutôt qu’un passage de clés immédiat. Et ça explique pourquoi le débat ne se limite pas à « Boon héritier ou pas« : la question, c’est aussi l’équilibre entre mémoire, gestion et missions, dans un dispositif qui doit tenir dans le temps.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.