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Chantal Ladesou s’offre, loin des plateaux et des tapis rouges, une parenthèse très concrète dans le Var: une maison décrite comme une « grotte taillée dans le roc », à deux pas de Saint-Tropez. La résidence, située sur les hauteurs de Ramatuelle, est présentée comme une villa provençale « d’une grande simplicité », pensée moins pour recevoir que pour souffler, se retrouver, et ralentir le rythme. Ce refuge s’inscrit dans une histoire personnelle. L’actrice et humoriste, née le 5 mai 1948 à Roubaix, a souvent raconté son attachement d’enfance à ce « triangle varois » entre La Garde-Freinet, Ramatuelle et Saint-Tropez, associé à une idée de liberté. À 78 ans, elle garde ce point d’ancrage, partagé avec son mari Michel Ansault, et un usage familial très terre à terre.
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Ramatuelle: une villa « taillée dans le roc » sur les hauteurs
Le décor, c’est Ramatuelle, à proximité immédiate de Saint-Tropez, sur un relief qui domine la côte. La maison est décrite comme une villa provençale atypique, surnommée la « grotte« , parce qu’elle est « taillée dans le roc ». Ce type d’architecture épouse la pierre et la pente, avec des volumes plus frais, plus ombragés, et une sensation d’abri naturel qui tranche avec les villas vitrées très exposées.
Le point marquant, c’est la notion de simplicité. Dans un secteur où l’immobilier se raconte souvent en mètres carrés spectaculaires et en prestations clinquantes, le récit autour de ce bien insiste sur l’usage plutôt que sur l’apparat. On est sur une maison de ressourcement, pas sur une vitrine. C’est aussi ce qui nourrit l’image publique de Chantal Ladesou, populaire et directe, même quand il s’agit d’un lieu associé à la Côte d’Azur.
Cette « grotte » n’est pas présentée comme un caprice récent. L’investissement dans la pierre remonte à « plus de dix ans« , dans ce coin précis du Var. Le choix de la localisation dit quelque chose de stable: revenir au même endroit, retrouver les mêmes routes, les mêmes points de vue. À l’heure où beaucoup multiplient les destinations, la fidélité à un territoire devient un marqueur de confort, mais aussi de mémoire.
Chantal Ladesou et Michel Ansault: un refuge familial loin des plateaux
La maison varoise est décrite comme un lieu vécu en couple, avec Chantal Ladesou et son mari Michel Ansault, mais aussi comme une base familiale. Ladesou est mère de trois enfants, avec une histoire familiale marquée par le décès de son fils Alix en 1998, et elle est grand-mère de cinq petits-enfants. Dans ce contexte, l’idée de « se ressourcer » prend une tonalité concrète, moins décorative que réparatrice.
Le quotidien évoqué sur place est très simple: aller à la plage avec les petits-enfants, préparer des plats comme une ratatouille, partir marcher dans la garrigue. Rien d’extraordinaire sur le papier, et c’est précisément le sujet. La Côte d’Azur peut être synonyme de surenchère, mais le récit familial insiste sur des routines accessibles, presque banales, qui ramènent à l’essentiel, au temps long, aux repas partagés.
Petite nuance, quand même: ce « simple » refuge reste une résidence secondaire dans l’une des zones les plus désirées de France. Le contraste est là, et il compte. On peut chercher la discrétion tout en bénéficiant d’un emplacement rare. C’est une tension classique chez les personnalités: elles revendiquent l’ordinaire, mais elles le vivent dans des lieux protégés, éloignés, souvent coûteux. De ce fait, la « simplicité » relève autant d’un mode de vie que d’un récit maîtrisé.
Le « triangle varois »: une nostalgie d’enfance devenue ancrage
L’attachement de Ladesou à ce secteur ne sort pas de nulle part. Elle a confié que sa mère adorait ce « triangle varois » entre La Garde-Freinet, Ramatuelle et Saint-Tropez, vécu comme « le bout du monde » après un trajet long depuis le Nord. Elle évoque aussi une mère « fan » d’un Sud d’après-guerre, associé à une forme de liberté, et une nostalgie qui ne l’a jamais quittée.
Ce type de récit éclaire pourquoi une résidence secondaire peut devenir plus qu’un placement. Oui, il y a un investissement immobilier, mais il y a surtout un ancrage affectif, une géographie intime. Pour une artiste habituée aux tournées, aux studios et aux calendriers serrés, revenir au même endroit crée un repère. La « grotte » devient un dispositif de décompression, un lieu où l’on cesse d’être un personnage public.
Le choix de Ramatuelle, tout près de Saint-Tropez, rappelle aussi l’ambivalence de la région: un imaginaire de carte postale, mais une pression touristique forte. Se ressourcer là-bas suppose de trouver des moments hors-saison, ou des coins à l’écart. C’est peut-être ce que dit la maison « sur les hauteurs » et « taillée dans le roc »: chercher l’ombre, la distance, l’épaisseur des lieux, plutôt que l’exposition permanente.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.