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La maison de Brigitte Bardot à Paris part aux enchères à 1,05 M€

Un trois-pièces de 70 m avec jardin privé, caché dans l’arrière-cour d’un immeuble de la rue de la Tour, dans le XVIe arrondissement de Paris, est mis aux enchères en ligne avec une mise à prix de 1 050 000 euros. Le lieu a servi de refuge parisien à Brigitte Bardot, décrit comme une campagne en ville, un détail rare dans un marché où le moindre extérieur fait grimper la note. L’annonce, elle, joue la carte de la discrétion, le nom de l’ancienne propriétaire n’apparaît pas. L’idée est simple, éviter l’effet pèlerinage et les visites de curieux. Pour les acheteurs, c’est un bien atypique à l’adresse prestigieuse, mais aussi un appartement marqué par le temps, avec une ambiance très années 1970 et des éléments qui racontent une époque.

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Rue de la Tour : un trois-pièces de 70 m² avec jardin privé

Le bien se distingue d’abord par sa configuration : un trois-pièces d’environ 70 m² sur deux niveaux, avec un jardin privé. À Paris, ce combo reste rare, surtout dans le XVIe, où les appartements familiaux dominent et où les extérieurs se négocient cher, parfois plus pour l’usage quotidien que pour la surface. Là, l’atout, c’est le sentiment d’être à l’écart, presque en retrait de la ville.

À l’intérieur, l’identité du lieu est très présente. Les descriptions évoquent une atmosphère 1970, avec des couleurs vives, une moquette usée, et une cheminée centrale qui donne du caractère. La cuisine est indépendante, la chambre dispose d’une salle de bains attenante, et la porte est ornée d’un heurtoir en tête de lion. Ce n’est pas un appartement « neuf de catalogue », c’est un intérieur avec une patine, donc avec des arbitrages à faire.

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Et c’est là que tu dois garder la tête froide : l’extérieur et l’adresse séduisent, mais l’état et le style peuvent imposer des travaux, voire un parti pris de rénovation. Certains acheteurs voudront préserver l’esprit d’origine, d’autres chercheront à moderniser. Dans les deux cas, le budget ne s’arrête pas à la mise à prix. Sur ce type de bien, la rareté ne gomme pas les contraintes, elle les rend juste plus acceptables pour ceux qui visent l’exception.

Une vente aux enchères en ligne à 1 050 000 euros

La vente se déroule en enchères en ligne, avec une mise à prix fixée à 1 050 000 euros, et une clôture annoncée au 12 juin à 13h. Ce format change la dynamique : tout se joue sur le tempo, la concurrence entre candidats, et la capacité à décider vite. Dans l’immobilier de prestige, l’enchère peut créer un effet d’accélération, surtout quand le produit est atypique et que l’offre comparable est limitée.

La discrétion est assumée ; le nom de Brigitte Bardot n’est pas mentionné dans l’annonce. L’objectif, selon les propos rapportés d’une négociatrice, est d’éviter que des fans viennent visiter sans intention d’acheter. C’est un point très concret : un bien associé à une icône attire du monde, mais pas forcément des acquéreurs. Et dans un immeuble, multiplier les passages peut vite devenir un sujet, pour la copropriété comme pour l’organisation des visites.

Il y a aussi une nuance à poser : l’absence du nom dans l’annonce n’empêche pas la rumeur de circuler, surtout quand l’adresse et les détails filtrent. Et l’étiquette « ancien refuge de star » peut attirer des profils très différents, du passionné au spéculateur. Le marché adore les histoires, mais une histoire ne remplace pas un dossier solide, un état des lieux clair, et une projection réaliste. L’enchère, elle, ne pardonne pas l’improvisation.

Un pied-à-terre lié à la Fondation Brigitte Bardot et aux années 1970

Ce refuge parisien comptait pour Brigitte Bardot au-delà du confort. Elle s’y rendait régulièrement, notamment pour ses engagements associatifs liés à la protection animale, avec le siège de sa Fondation Brigitte Bardot situé à proximité. L’appartement servait donc de base pratique ; un point d’ancrage en ville, loin de l’image exclusive de Saint-Tropez. Pour comprendre l’intérêt du lieu, il faut le voir comme un outil de vie, pas seulement comme une adresse.

Le logement a aussi été un espace de travail. Il est présenté comme un endroit où elle a beaucoup oeuvré, y compris pendant l’enregistrement d’une émission de télévision consacrée aux animaux. Ce détail donne une lecture différente : ce n’est pas un décor figé, c’est un appartement habité, utilisé, traversé par des engagements. Et quand un bien porte ce type de récit, il peut séduire des acheteurs sensibles à la dimension patrimoniale, même sans plaque commémorative.

Dans l’histoire immobilière de Bardot à Paris, ce trois-pièces s’inscrit parmi plusieurs adresses connues ou évoquées, du petit deux-pièces de jeunesse à des lieux plus vastes. Un exemple marquant, rapporté dans la presse déco, est un duplex d’environ 400 m² avec un jardin arboré de 55 m² dans l’ouest parisien, associé à une période de sa vie mondaine. Ici, on est sur un format plus intime, plus « cachette », et c’est précisément ce contraste qui fait la singularité du bien mis aux enchères.