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471 millions d’euros pour un seul appartement, c’est le montant qui fait basculer Monaco dans une nouvelle catégorie de records. L’acquéreur est Rinat Akhmetov, présenté comme l’homme le plus riche d’Ukraine, dont la fortune est estimée à plus de 7 milliards de dollars. La transaction, révélée par Bloomberg et confirmée par sa holding, s’impose comme la vente immobilière la plus chère jamais enregistrée. Le bien se situe dans Mareterra, quartier récent de la principauté. Sur le papier, c’est un objet immobilier hors norme : cinq étages, environ 2 500 m² habitables, 21 pièces, piscine privée, jacuzzi, huit places de parking, terrasses tournées vers la Méditerranée. La vente aurait été finalisée en 2024, selon des documents consultés par Bloomberg, ce qui donne une idée du tempo discret de ce type d’opérations.
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Rinat Akhmetov signe un achat à 471 millions d’euros
Le prix, 471 millions d’euros, dépasse largement les repères habituels du luxe. À ce niveau, on ne parle plus d’un « beau » bien, on parle d’un actif rare, presque introuvable, qui vise une clientèle minuscule. La transaction est attribuée à Rinat Akhmetov, via sa holding SCM, qui a confirmé l’investissement dans le projet sans détailler publiquement le montant.
Le cadre, lui, est très concret. L’appartement s’étend sur cinq étages, totalise environ 2 500 m² habitables, et annonce des prestations de type hôtelier, piscine privée, jacuzzi, terrasses, et huit places de parking, un luxe à Monaco où le stationnement vaut parfois autant que certaines surfaces ailleurs. Dans ce quartier, les prix dépasseraient les 100 000 euros le mètre carré, ce qui place le ticket final dans une logique de marché local extrême.
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Un agent immobilier monégasque, Serge, résume le choc de marché : « A ce prix, tu n’achètes pas seulement des mètres carrés, tu achètes une adresse verrouillée, une sécurité, et une rareté qui ne se reproduit pas ». Mais la nuance existe, même dans le très haut de gamme : à ces montants, la revente n’est pas automatique, la liquidité est faible, et le cercle d’acheteurs potentiels se compte sur quelques dizaines de profils mondiaux.
Mareterra et Le Renzo, vitrine du luxe monégasque
Le bien est situé à Mareterra, un nouveau quartier présenté comme l’un des plus prisés de la principauté. L’immeuble est identifié comme Le Renzo, un programme récent où l’offre vise clairement les grandes fortunes internationales. Ici, la nouveauté joue à plein, architecture contemporaine, prestations haut de gamme, et promesse d’un cadre de vie calibré pour une clientèle qui veut du « clé en main » sans compromis.
Le détail des équipements donne la mesure, 21 pièces réparties sur plusieurs niveaux, une piscine privée, un jacuzzi, des terrasses orientées mer. Dans un marché où chaque mètre carré se négocie à des niveaux stratosphériques, la présence de huit places de parking n’est pas un gadget, c’est un marqueur de standing, et un élément de valeur. Les surfaces extérieures, balcons et terrasses, pèsent aussi lourd, car elles sont rares et très demandées.
Serge, spécialiste du secteur, insiste sur un point souvent oublié : « Les ultra-riches veulent une résidence qui fonctionne comme un produit premium, conciergerie, sécurité, accès, et surtout discrétion ». Mais il glisse une critique, ce type de projet tire mécaniquement les prix vers le haut et accentue la séparation entre marché local et marché des grandes fortunes. Monaco assume ce positionnement, mais la pression symbolique est réelle dans le débat public sur l’accès au logement en Europe.
Un record qui dépasse The One et les ventes de Chelsea
Le montant annoncé place Monaco devant d’autres transactions emblématiques. À Los Angeles, la propriété The One a été vendue aux enchères pour 126 millions de dollars, un record dans sa catégorie, mais très loin des 550 millions de dollars évoqués pour l’appartement monégasque. À Londres, la vente d’un manoir à Chelsea attribuée à Nick Candy a dépassé 350 millions de dollars, ce qui donnait déjà le vertige, sans atteindre le niveau monégasque.
Ce record renvoie à une tendance documentée, les ultra-riches consacrent une part non négligeable de leur patrimoine à la pierre, autour de 15% selon certaines estimations relayées dans la presse économique. L’immobilier haut de gamme sert de réserve de valeur, de base de vie, et parfois d’outil de diversification. Dans le cas d’Akhmetov, l’achat s’inscrit dans un historique, il est aussi associé à la villa Les Cèdres sur la Côte d’Azur, acquise pour 200 millions d’euros en 2019.
Le contexte ukrainien ajoute une lecture plus politique : l’empire industriel d’Akhmetov a été décrit comme bousculé depuis 2022, notamment du fait des attaques contre des installations énergétiques. Dans ce cadre, un achat à Monaco peut être lu comme un ancrage patrimonial dans une place stable. Mais l’interprétation doit rester prudente, personne ne peut affirmer l’usage exact du bien, résidence, investissement, ou simple sécurisation d’actifs, et c’est aussi ça, la règle du jeu dans ce marché ultra-discret.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.