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Dany Boon s'installe dans sa villa à Uccle

Dany Boon s’est installé durablement à Bruxelles, dans la commune d’Uccle, en choisissant une maison d’architecte signée Marc Corbiau. Le comédien et réalisateur, connu pour Bienvenue chez les Ch’tis et Supercondriaque, ancre ce nouvel équilibre de vie dans un quartier résidentiel réputé pour son calme et sa proximité avec la nature, notamment la forêt de Soignes. Ce déménagement s’inscrit dans un rapport ancien à la Belgique, nourri par des études à Tournai, à l’école des arts de Saint-Luc, et par des allers-retours répétés pour le travail. Dany Boon explique avoir acquis cette maison il y a plusieurs années, pour faciliter une présence régulière, à mesure que les tournages se multipliaient dans le pays. Il présente ce choix comme une recherche de normalité, loin des projecteurs.

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Uccle : un refuge bruxellois proche de la forêt de Soignes

En s’installant à Uccle, Dany Boon privilégie un cadre où la verdure structure le quotidien. La commune, souvent décrite comme huppée et résidentielle, offre une respiration rare à l’échelle d’une capitale. La forêt de Soignes, toute proche, pèse clairement dans cette décision, au même titre que l’idée d’un refuge européen stable, à distance des rythmes médiatiques.

Le choix est aussi lié à une pratique très concrète, le vélo. Dany Boon raconte pouvoir rouler cinquante bornes sans croiser une seule voiture, une phrase qui éclaire ce qu’il vient chercher : des trajets fluides, une forme de silence, des paysages continus. Dans une métropole où la densité automobile reste un sujet sensible, cette promesse de parcours protégés prend une valeur presque domestique.

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Cette image d’échappée doit tout de même être nuancée. Uccle reste un secteur recherché, dont l’accès est mécaniquement limité par les prix et la rareté des biens, ce qui alimente l’idée d’un entre-soi. La tranquillité invoquée par Dany Boon renvoie donc aussi à une géographie sociale particulière, moins exposée au tumulte, mais aussi moins représentative du Bruxelles quotidien de nombreux habitants.

Marc Corbiau : l’architecte belge choisi pour une maison contemporaine

Le point central de l’installation tient à la signature de Marc Corbiau, figure de l’architecture belge contemporaine. Dany Boon se dit amateur de ses réalisations et précise avoir acheté une de ses maisons à Bruxelles il y a plusieurs années. Dans ce choix, il ne s’agit pas seulement d’adresse, mais d’un rapport à une esthétique, des lignes épurées et une conception qui dialogue avec l’environnement.

Les descriptions associées à ces demeures insistent sur des volumes généreux, une forte luminosité et une intégration au paysage, souvent permise par de larges ouvertures. L’idée de « luxe » se déplace ; on parle moins d’ostentation que de vues, de circulation de la lumière, de continuité entre intérieur et extérieur. Pour un artiste, ce type d’espace peut aussi répondre à un besoin d’isolement sans enfermement.

Ce choix n’est pas isolé dans le milieu médiatique, puisque l’animateur Arthur est également présenté comme propriétaire d’une résidence signée Corbiau à Uccle. La comparaison éclaire un phénomène : des personnalités françaises se tournent vers des quartiers bruxellois où l’on peut concilier proximité de la France, discrétion et standards architecturaux. Le revers est connu : cette attractivité peut renforcer la pression sur un marché déjà tendu.

Un ancrage belge lié aux tournages et à une vie plus discrète

Dany Boon décrit une existence partagée, longtemps équilibrée entre la France, les États-Unis et la Belgique, avant de faire d’Uccle un point de fixation plus durable. Il explique que la multiplication des tournages en Belgique a rendu logique l’idée d’avoir sa propre maison, pour éviter l’itinérance permanente. Cette décision relève d’un pragmatisme de production, autant que d’un choix intime.

Le comédien insiste aussi sur une manière de vivre qui lui correspond : une simplicité dans les relations, un rapport direct aux gens. Ce discours rejoint une recherche d’anonymat déjà évoquée à propos de Los Angeles, puis un retour vers l’Europe perçu comme plus habitable au quotidien. Dans cette perspective, Bruxelles devient un compromis, une capitale à taille humaine, un rythme moins démonstratif, et un accès rapide à des espaces naturels.

Cette installation pose tout de même une question de fond : la possibilité de « vivre normalement » reste plus accessible quand on peut choisir ses distances et ses refuges. Dany Boon met en avant la discrétion, mais la notoriété suit, et l’équilibre dépend aussi du regard local. Entre confort de vie, mobilité professionnelle et aspiration à la tranquillité, ce déménagement à Bruxelles raconte une trajectoire d’artiste qui cherche une continuité, plus qu’une rupture spectaculaire.

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