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Marc Levy vit à New York depuis des années, et il y possède une maison dans le West Village, ce quartier de Manhattan connu pour ses rues à taille humaine et ses façades en briques. Ce n’est pas un pied-à-terre de passage, c’est un lieu de vie, cohérent avec son statut d’auteur installé durablement aux États-Unis, puisqu’il a la double nationalité franco-américaine. Ce choix n’est pas anodin quand on suit son parcours. Levy a bâti une carrière mondiale, ses romans étant traduits dans environ 50 langues, avec des ventes annoncées à plus de 40 millions d’exemplaires selon certaines présentations, et au-delà de 50 millions selon d’autres. Son dernier roman en date, The Bookshop of Forbidden Books, est paru en France le 19 novembre 2024, et son quotidien new-yorkais nourrit, de façon directe, sa manière de raconter.
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Le West Village, un décor new-yorkais à taille humaine
Dans l’imaginaire collectif, Manhattan rime avec tours de verre et avenues bruyantes. Le West Village joue une autre partition, plus résidentielle, plus sinueuse, avec une échelle de rue qui favorise la marche et la vie de quartier. C’est précisément ce contraste qui colle à l’idée d’une « maison typique » dans ce secteur, un endroit où l’on peut s’isoler sans quitter New York.
Marc Levy, qui dit voir la ville comme une île où cohabitent 163 communautés, insiste sur l’expérience de tolérance que cette diversité produit au quotidien. Dans ce cadre, habiter un quartier où l’on croise à la fois des familles, des étudiants, des artistes et des retraités n’a rien d’un caprice. Ça devient un poste d’observation, presque un outil de travail, pour un écrivain qui s’intéresse aux trajectoires et aux rencontres.
Mais il faut aussi le dire franchement, le West Village reste l’un des secteurs les plus chers de Manhattan, et l’image « typique » peut vite masquer une réalité très sélective. Le quartier protège, il apaise, mais il filtre. Cette nuance compte, parce qu’elle rappelle que la tranquillité new-yorkaise est souvent une tranquillité qui se paie, au prix fort, même quand on choisit la discrétion plutôt que le spectaculaire.
Une maison personnelle, entre objets chinés et intimité
Ce qui ressort de la description de son intérieur, c’est une maison pensée comme un espace intime, personnel, tout en restant ouverte sur l’extérieur. On parle d’objets chinés, de souvenirs rapportés de voyages, d’un assemblage qui raconte une vie en mouvement. Pas un décor figé, pas une vitrine, plutôt un lieu qui accumule des traces, et qui accepte le mélange.
Ce type d’aménagement colle à la manière dont Levy parle de la lecture et de l’écriture, qu’il associe à une forme de liberté. Il explique lire sans se limiter à un genre, sans se conformer aux prescriptions de critiques. Dans une maison, ça se traduit souvent par des bibliothèques hétéroclites, des piles qui circulent, des objets qui dialoguent avec les livres. Vous voyez le tableau : un intérieur qui ne cherche pas la perfection, mais l’usage.
Il y a aussi une logique très concrète derrière ce cocon. Levy a publié à ce jour 26 romans selon sa présentation, et son travail s’inscrit dans la durée. Une maison stable, dans un quartier stable, peut devenir une base, presque une discipline. Mais cette stabilité a son revers : le risque de s’enfermer dans un confort qui protège trop. Pour un romancier, l’équilibre entre refuge et friction du réel reste un réglage permanent.
Marc Levy, une vie new-yorkaise qui irrigue son travail
Levy n’est pas seulement « de passage » à Manhattan. Il est présenté comme vivant à New York City et comme citoyen franco-américain. Cette installation donne un autre relief à son image d’écrivain français le plus lu, souvent décrite à travers ses chiffres de diffusion. Ses livres circulent mondialement, et lui, il s’ancre dans une ville qui concentre des langues, des accents, des récits de migration.
Dans ses prises de parole, il évoque aussi une Amérique traversée par une période difficile sur le plan politique, avec une société « secouée » par le comportement du président et de son administration. Mais il insiste sur les mobilisations pour défendre les droits humains et sur l’espoir d’un apprentissage collectif. Ce regard, à la fois critique et confiant, ressemble à un matériau romanesque, et New York sert souvent de caisse de résonance à ce type de tensions.
Son actualité éditoriale récente, avec The Bookshop of Forbidden Books publié en 2024, s’inscrit dans cette continuité. Et il y a une comparaison intéressante avec d’autres auteurs francophones expatriés, ceux qui choisissent Londres, Montréal ou Bruxelles pour écrire. Levy, lui, reste au coeur d’une métropole américaine, dans un quartier à part, et c’est peut-être là que sa « maison typique » prend tout son sens, une porte d’entrée vers la ville, mais aussi un sas pour transformer le bruit du monde en fiction.
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.