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Glycine, jasmin, clématites, chèvrefeuille, lierre, hortensia grimpant, au printemps, ces grimpantes reviennent dans les achats de jardinerie parce qu’elles répondent à un besoin simple, cacher un mur nu, couvrir une pergola, donner du volume à une clôture. La saison est aussi pratique, au printemps, toutes les plantes peuvent être plantées au jardin ou en pot, à condition de gérer l’arrosage de départ et la reprise. Le piège, c’est de croire qu’une grimpante « fait le job » seule. Certaines sont très vigoureuses, d’autres demandent un support précis, et presque toutes réclament un minimum de préparation, arrosage à la plantation, puis ajustements selon la météo, plus un paillage pour limiter l’évaporation. Si vous voulez un jardin habillé rapidement sans vous retrouver avec une liane ingérable, le choix se joue sur la vitesse, l’exposition et la rusticité.
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Glycine et chèvrefeuille, deux valeurs sûres pour fleurir d’avril à juin
Pour un effet immédiat au printemps, la glycine reste une référence, sa floraison se concentre entre avril et juin, avec des grappes retombantes du blanc au bleu, jusqu’aux tons mauves. Elle est aussi appréciée pour son parfum et son intérêt mellifère. Son feuillage est caduc, donc en hiver la structure se voit, ce qui peut être un atout sur une pergola, ou un défaut sur un mur très exposé.
Le chèvrefeuille des jardins, notamment Lonicera caprifolium, joue une autre carte, une liane volubile qui peut monter à 5 à 6 m, pour environ 3 m d’envergure. Sa floraison d’avril à mai se fait en petits bouquets jaune crème, parfois rosés, avec un parfum discret. Si votre objectif est d’habiller une clôture sans attendre des années, ce gabarit est un argument concret.
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La nuance, c’est la gestion du « trou » visuel quand une plante perd ses feuilles. Une association classique consiste à marier une grimpante caduc avec un persistant, par exemple une glycine avec un lierre, ou un chèvrefeuille précoce avec une variété plus tardive et persistante, type chèvrefeuille de Henry ou du Japon. Sur le terrain, des jardiniers parlent souvent de « double étage » pour garder du volume tout l’été.
Jasmin étoilé et clématite d’Armand, le duo persistant pour clôtures et balcons
Si vous voulez du vert toute l’année, le jasmin étoilé, aussi appelé Trachelospermum jasminoides, coche beaucoup de cases. Son feuillage est persistant, sa floraison blanche parfumée s’étale entre le printemps et l’été, et sa croissance est rapide une fois bien installé. Il aime un sol fertile, frais et bien drainé, plutôt au soleil, mais il tolère la mi-ombre, pratique pour une façade pas parfaitement exposée.
Autre option persistante, la clématite d’Armand, Clematis armandii, se distingue par un feuillage luisant et une floraison blanche très parfumée dès le début du printemps. Elle est volubile, donc il lui faut un support, treillage, câbles, ou grillage. Son point de vigilance, c’est la rusticité, annoncée autour de -12 à -15°C, ce qui impose de réfléchir à l’emplacement si votre jardin subit des hivers marqués.
Dans les rayons, on voit aussi l’écart de prix entre espèces selon le conditionnement, et ça influence les choix. Des clématites en conteneur peuvent être affichées à 12,99 €, tandis que des pots plus grands de jasmin étoilé montent à 49,95 € selon les références. Richard, vendeur en jardinerie en région parisienne, résume souvent le dilemme, « les gens veulent du résultat vite, mais ils sous-estiment le coût d’un sujet déjà formé ».
Lierre et hortensia grimpant, les solutions pour l’ombre et les murs difficiles
Quand l’exposition est compliquée, le lierre reste une valeur sûre. Il pousse modérément mais régulièrement, et il a l’avantage de garnir les murs ombragés, tout en proposant des feuillages verts ou panachés. On entend souvent la crainte du mur « abîmé », mais sur un mur sain, il est présenté comme n’endommageant pas la maçonnerie. Avec l’âge, le feuillage peut s’épaissir et former des masses en hauteur.
Pour un mur orienté nord ou est, l’hortensia grimpant, notamment Hydrangea petiolaris, apporte une solution plus florifère. Il peut croître et fleurir même à l’ombre, et il s’accroche naturellement grâce à des racines adventives, sans demander un palissage complexe. Sa floraison arrive en mai-juin, en ombelles blanches, et il peut grimper jusqu’à 8 m, ce qui change vite la lecture d’un pignon.
La critique, c’est qu’on vend parfois ces grimpantes comme « zéro entretien ». En réalité, si on plante au printemps, l’arrosage de départ est indispensable, même si le sol semble humide, pour assurer le contact entre racines et terre. Ensuite, il faut ajuster selon la météo, et un paillage au pied, écorce, paille, feuilles mortes, limite l’évaporation. Sans ça, la reprise ralentit, et votre mur reste nu plus longtemps.
Sources
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.