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À Nantes, le mètre carré d’appartement repart doucement à la hausse en ce début 2026. Entre janvier et février, on passe de 3 366 à 3 375 /m², soit +0,27%. C’est pas une flambée, mais c’est un signal: la demande tient bon sur ce segment, même avec des budgets déjà tendus. Et sur le terrain, ça se traduit souvent par des visites qui s’enchaînent sur les petites surfaces bien placées. Dans le même temps, les maisons font l’inverse: léger recul de 4 159 à 4 143 /m² (-0,38%). Les loyers, eux, bougent à peine sur la période, avec 14,70 /m² pour les appartements et 13,80 /m² pour les maisons. Bref, un marché à deux vitesses, où tout dépend de ce qu’on cherche, et surtout d’où l’on cherche.
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Les appartements grimpent: +0,27% en un mois
La hausse est petite, mais elle est nette: +0,27% entre janvier et février 2026 sur les appartements, de 3 366 à 3 375 /m². Si on regarde le prix moyen d’ensemble, on est autour de 3 438 /m² pour un appartement au 1er février. Ça donne un ordre d’idée très concret: un 50 m² « standard » tourne autour de 171 900 au prix moyen, hors frais de notaire et travaux.
Ce qui pousse, c’est surtout le côté « accessible » de l’appartement par rapport à la maison. Les maisons affichent des niveaux plus élevés, autour de 4 402 /m² en moyenne au 1er février. Résultat: à budget égal, beaucoup d’acheteurs restent sur l’appartement, quitte à rogner sur la surface ou à s’éloigner un peu. Un agent immobilier nantais me disait récemment: sur un T2 propre, on a rarement le temps de traîner – et je le crois sans mal.
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Et puis il y a le grand écart selon les quartiers. Les repères récents donnent, par exemple, 4 058 /m² vers le centre-ville, 4 125 /m² côté Hauts-Pavés / Saint-Félix, contre 3 143 /m² à Doulon / Bottière, ou 3 214 /m² vers Nantes Erdre. Même ville, pas le même monde. Du coup, une hausse « moyenne » peut cacher des micro-tensions très locales, rue par rue.
Maisons en recul: le ticket d’entrée refroidit
Sur les maisons, le mouvement est inverse: de 4 159 à 4 143 /m² entre janvier et février 2026, soit -0,38%. Là encore, c’est léger, mais ça raconte quelque chose. Une maison, c’est plus cher à l’achat, plus cher à financer, et souvent plus lourd à entretenir. Dans un contexte où chaque point de budget compte, certains ménages préfèrent temporiser, ou revenir vers un appartement plus simple à faire passer au crédit.
Les chiffres de marché rappellent aussi l’écart structurel: sur Nantes, les maisons sont en moyenne autour de 4 139 /m² d’après des estimations récentes, soit environ +23% par rapport aux appartements. Et la fourchette est large: jusqu’à 6 796 /m² pour les maisons dans les secteurs les plus cotés, quand les appartements peuvent monter vers 4 731 /m² dans les zones chères. Le truc c’est que, quand tu vises une maison, tu payes l’extérieur, le calme, le stationnement – mais tu payes fort.
Petite nuance quand même – parce qu’il en faut une. Ce recul des maisons ne veut pas dire « bon plan » automatique. Une maison affichée moins cher au m² peut cacher des travaux, une performance énergétique moyenne, ou des coûts futurs qui piquent (toiture, isolation, chaudière). Et sur Nantes, le moindre défaut se négocie plus qu’avant: les acheteurs comparent, demandent des devis, et n’hésitent plus à faire baisser quand le dossier n’est pas carré.
Loyers stables: 14,70 /m, mais pas forcément plus simple
Côté location, c’est presque immobile entre janvier et février 2026: 14,70 /m² pour les appartements, 13,80 /m² pour les maisons. Sur le papier, ça rassure. Dans la vraie vie, ça ne veut pas dire que trouver un logement est facile. Une stabilité de prix peut très bien cohabiter avec peu d’offres, des dossiers triés au cordeau, et des visites où tu sens que tout le monde a la même idée que toi.
Et si on élargit un peu le cadre, d’autres indicateurs parlent d’une tendance plus haussière sur une période plus longue: un loyer médian d’appartement autour de 13 /m² (hors charges) sur les quatre derniers trimestres, avec +1,4% sur la période. Donc oui, sur un mois ça ne bouge pas, mais sur un an glissant, ça peut monter doucement. Pour un 30 m², 1,4% de hausse, c’est pas la ruine, mais ça s’ajoute au reste.
Ce qui se dessine, c’est un marché où l’achat d’appartements reprend un peu de vitesse, pendant que la location reste « tenue ». Et ça a des effets concrets: certains locataires repoussent leur achat faute de budget, d’autres tentent l’achat d’un petit appartement parce que le m² reste plus bas que la maison. Les meilleurs dossiers s’en sortent, les autres galèrent. Et dans les agences, on te le dira sans détour: si ton projet est flou, Nantes ne t’attend pas.
Sources
Jessica, maman passionnée de jardinage depuis son plus jeune âge, à l’âme de jardinière et de bricoleuse. Son jardin, véritable terrain de jeu et d’expérimentation pour ses talents multiples.