Immobilier Comment se protéger des locataires mauvais payeurs grâce à la GLI ?

Comment se protéger des locataires mauvais payeurs grâce à la GLI ?

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Immobilier, GRL, GLI
Immobilier, GRL, GLI

Vous êtes propriétaire, vous venez de rénover votre bien et vous apprêtez à le louer. Une seule crainte vous reste : comment vous assurer que votre locataire sera un habitant respectueux de son logement, et aussi respectueux des échéances de paiement de son loyer ?

Il existe plusieurs recours contre cet inconvénient fort désagréable. Le premier, c’est la fameuse caution d’un tiers. Le deuxième, la Garantie universelle des risques locatifs ou GRL, n’est plus en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Reste la troisième, en fait la plus couramment efficace, la Garantie des Loyers Impayés ou  GLI.

Comparaison n’est pas raison, mais il est utile de vous renseigner ! Car selon une enquête de Pap.fr de 2015, 42,8% des propriétaires témoignent avoir rencontré des litiges avec leur locataire, surtout en raison d’impayés.

La Caution du tiers ou Garant

Pour se protéger contre les loyers impayés, les propriétaires ont le plus souvent recours à la caution solidaire. Un tiers, généralement un parent proche, s’engage à prendre en charge les loyers en cas d’impayés, ou les frais de dégradation du logement le cas échéant. C’est la protection la plus couramment utilisée lorsqu’on loue une chambre d’étudiant. Il est vrai que beaucoup de propriétaires ignorent encore l’existence de la Garantie des Loyers Impayés.

L’avantage est que l’on peut faire appel au garant dès que le premier impayé survient. S’il s’agit d’un étudiant et que les parents sont garants, il est même souvent efficace d’avertir simplement ces derniers qui se chargeront de sermonner leur rejeton adulescent.

De plus, si le locataire est justement étudiant ou en contrat d’apprentissage, la caution solidaire est compatible avec la garantie des loyers impayés.

La GLI : étendue de la couverture

La Garantie des Loyers Impayés, ou GLI, est une assurance. Son contenu varie donc selon le contrat, et selon la compagnie qui le propose.

Vous pourrez y trouver notamment :

  • Le remboursement des loyers impayés, avec une franchise et un plafond variables
  • La prise en charge des frais de justice(lors d’une procédure d’expulsion)
  • En option, les dégradations causées par le locataire
  • En option, le dédommagement de loyers non perçus en raison d’un départ prématuré

Ces contrats peuvent différer du tout au tout d’un prestataire à l’autre : il convient donc de vérifier attentivement les clauses du contrat, ses limites d’application dans le temps, ses conditions d’application avant sa souscription. De la même façon qu’il faut toujours suivre attentivement les évolutions légales en matière de fiscalité immobilière !

Conditions d’éligibilité et d’indemnisation

Le seul inconvénient de la Garantie des Loyers Impayés, si l’on peut dire, c’est qu’elle impose des conditions très restrictives à réunir absolument pour permettre au propriétaire d’être indemnisé.

Le locataire, en effet, doit justifier d’un revenu au moins trois fois égal au montant du loyer. Certains exigent un CDI ou un statut de fonctionnaire.

Il est vrai qu’ayant réuni ces conditions, le risque d’un loyer impayé est déjà fortement réduit !

Attention ! Les conditions d’indemnisations ne seront vérifiées par l’assureur qu’une fois l’impayé survenu et l’indemnisation requise : c’est au propriétaire de s’assurer, c’est le cas de le dire, que les conditions sont effectivement réunies à la signature du bail, en vue de se voir indemniser le cas échéant. La Garantie des Loyers Impayés est à ce prix.

Ensuite, il est vrai que le propriétaire sera bien mieux couvert par une GLI que par une caution solidaire. Surtout en matière de délai pour obtenir gain de cause à compter du premier commandement de payer par lettre recommandée.

Aussi, soyez vigilants à toute étape de votre location, c’est encore le meilleur conseil à suivre.