L’emprunt à risque, c’est “Capital”
Attention “danger” assène ce mensuel économique qui estime que “les emprunts à risque souscrits avec une incroyable désinvolture par certains de nos édiles vont coûter dans les années à venir des dizaines de millions d’euros aux collectivités” et donc aux contribuables. Dont acte.
Les emprunts à risques sont appelés dans le jargon bancaire un « swap », un produit financier complexe adossé à la parité entre la livre sterling et le franc suisse.
Au SIDRU : la dette brûle
Aujourd’hui, la “gestion active” de la dette du SIDRU (Syndicat Intercommunal pour la Destruction des Résidus Urbains) est au centre de toutes les préoccupations.
Ce syndicat présidé par Emmanuel Lamy (UMP) à l’emprunt classique de « bonne père de famille » a préféré souscrire des emprunts structurés pour un montant de 41 millions d’euros.
Ce contrat très favorable depuis quatre ans verra s’appliquer une formule plus aléatoire, dès cette année.
Actuellement le dollar vaut environ 1 franc suisse, s’il baisse de 5 % en dessous du franc suisse, le taux passerait à 16 % ; s’il baisse de 10 % le taux à payer pourrait atteindre 30 %... sans limite à la hausse et jusqu’en 2018 ! “Pour un gain au départ, la prise de risque est très grande pour le futur. Ce sont des véritables bombes à retardement” expliquent les socialistes saint-germanois (blog PS saint-germain).
Selon le magazine “Capital”, le surcoût pourrait être de l’ordre de 27 millions.
“Plaisir” mitigé pour rire jaune
La ville de Plaisir, elle-aussi, a eu recours d’une manière notoire à ces emprunts souvent qualifiés de nocifs par les spécialistes.
Joël Regnault (UMP) a privilégié des emprunts indexés sur le dollar et le yen pour une somme de 61,7 millions d’euros. Là-aussi, le risque de surcoût est important à cause de taux d’intérêt non plafonnés. Pour le contribuable de cette ville, l’ardoise pourrait être lourde suite au choix du suppléant de David Douillet à l’assemblée nationale.
Les villes gérées par la Droite comme la Gauche ont eu recours à ce type d’emprunt : Saint-Étienne, Asnières, Rouen... Mantes-la-Jolie, par exemple, a signé deux emprunts Natixis indexés sur les parités du dollar et du franc suisse pour un montant de 22,3 millions d’euros.
A Conflans également
Conflans-Sainte-Honorine est, aussi, au coeur de la tourmente. Et, Jean-Florant Campion , Conseiller municipal d’opposition (NC), réclame la transparence : “nous demandons de nouveau à Monsieur le Maire de Conflans-Sainte-Honorine, Philippe Esnol, de présenter aux élus la réalité de la situation et du niveau d’exposition de la ville dont les finances ont été reconnues comme fragiles par la Cour régionale des Comptes”.
Dans de nombreux cas, les Municipalités souhaitent renégocier ces emprunts et entreprennent un bras de fer difficile avec les banquiers.
Mais la conversion de cette dette toxique en crédit à taux fixe possède un prix et passe quasi toujours par l’impôt et donc le contribuable.

















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